et de la reproduction des bois." 8iLe plus important de tous est l’entretien constant, pen-dant les six mois de l’année les plus difficiles, de cin-quante ouvriers employés utilement pour eux-mêmes,pour leur famille, pour la chose publique, à mettredans le commerce une matière de première néces-sité dont nous manquons , et qui eût été perdue.
Si les cinquante ouvriers sont choisis dans la classede ces malheureux qui ne construisent des barraquesauprès de la lisière des bois que pour y vivre pluscommodément à l’aide des dégâts qu’ils y commet-tent , la forêt se trouvera purgée vraisemblablementde cinquante picoreurs, sur-tout si l’on inflige auxdélinquans la très-grande punition de les renvoyer del’atelier irrémissiblement.
Les autres moyens d’extirper la maraude , de parerau dommage incalculable de la vaine-pâture , de cir-conscrire des droits d’usage trop arbitrairement exer-cés , tiennent plus à l’administration proprement ditequ’à l’histoire physique des forêts. Comme ils ontété déjà profondément discutés, je m’abstiendrai d’enparler. Mais je ne puis me lasser de répéter, d’aprèsBernard de Palissy , qu’aujourd’hui, plus que dansle siècle où cet homme si justement célèbre a vécu,« les plus moindres gîtes des arbres et épines, voire» les plus méprisés , doivent être tenus en plus» grande estime que non les minières d’or et d’ar-» gent ».
Le premier de ces trois mémoires a été lu parl'auteur au conseil-général du département de ïAin,qui , par sa délibération au 17 Novembre 1790, aordonné que copie en serait adressée à l'assembLenationale et à son comité d’agriculture. «
La société royale d'agriculture , dans ses séancesdes 22 niai et 14 Novembre 1791, a arrêté que h strois mémoires seraient imprimés à ses frais , et1 6