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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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et de la reproduction des bois." 8iLe plus important de tous est l’entretien constant, pen-dant les six mois de l’année les plus difficiles, de cin-quante ouvriers employés utilement pour eux-mêmes,pour leur famille, pour la chose publique, à mettredans le commerce une matière de première néces-sité dont nous manquons , et qui eût été perdue.

Si les cinquante ouvriers sont choisis dans la classede ces malheureux qui ne construisent des barraquesauprès de la lisière des bois que pour y vivre pluscommodément à l’aide des dégâts qu’ils y commet-tent , la forêt se trouvera purgée vraisemblablementde cinquante picoreurs, sur-tout si l’on inflige auxdélinquans la très-grande punition de les renvoyer del’atelier irrémissiblement.

Les autres moyens d’extirper la maraude , de parerau dommage incalculable de la vaine-pâture , de cir-conscrire des droits d’usage trop arbitrairement exer-cés , tiennent plus à l’administration proprement ditequ’à l’histoire physique des forêts. Comme ils ontété déjà profondément discutés, je m’abstiendrai d’enparler. Mais je ne puis me lasser de répéter, d’aprèsBernard de Palissy , qu’aujourd’hui, plus que dansle siècle où cet homme si justement célèbre a vécu,« les plus moindres gîtes des arbres et épines, voire» les plus méprisés , doivent être tenus en plus» grande estime que non les minières d’or et d’ar-» gent ».

Le premier de ces trois mémoires a été lu parl'auteur au conseil-général du département de ïAin,qui , par sa délibération au 17 Novembre 1790, aordonné que copie en serait adressée à l'assembLenationale et à son comité d’agriculture. «

La société royale d'agriculture , dans ses séancesdes 22 niai et 14 Novembre 1791, a arrêté que h strois mémoires seraient imprimés à ses frais , et1 6