go RÉPONSE
faux , clés que , pour devenir bois de service , le baliveau abesoin d’avoir au moins vingt-cinq ans.
2°. J’ai démontré mathématiquement ( premier me'moire ,pages 22 et 2.3 ) qu’à supposer que le grossissement d’un taillisfût uniforme , le maximum composé , ou le maximum utilebu propriétaire qui veut vendre , ne se prolongeait pas au-delàde la vingt-unième année. L’on remarquera que la suppositiondu grossissement uniforme est la plus favorable de toutes ;car plus ordinairement le déclin ou la diminution progressivedans l’épaisseur des couches annuelles , se prononce avant cetteépoque. Pour s’en convaincre , il suffit de descendre dans unbûcher garni de rondins. Or, plus le déclin est accéléré,moins le maximum se prolonge , à moins qu’on n’entretiennela permanence du grossissement par des éclaircies; mais M. deB.n’en veut pas.
Si donc l’intérêt du propriétaire est de couper son taillismême avant vingt ans , et jamais par-delà , peut-on supposerraisonnablement qu’il en prolongera la coupe à vingt-cinq ,uniquement pour se procurer des baliveaux de vingt-cinqpieds de tige , qu’il sait d’ailleurs être nuisibles à la recrois-sance du taillis , aujourd’hui sur-tout que les propriétaires ontcessé d’être assujettis à la réserve des baliveaux prescrite parla loi de 1669 ?
A la vérité , le maximum physique ou simple , qui doitrégler la coupe des bois nationaux , se prolonge à une époqueplus reculée que le maximum composé, seul admissible parle propriétaire ; mais alors ce n’est plus sur treize millionsd’arpeus qu’il faut compter pour fournir des baliveaux , cenombre se réduit à 3,338,261 arpens seulement, qui existentsous la dénomination d e forêts nationales ; car que sont au-jourd’hui les bois des communautés d’habitans?
A peine peut-on supposer que le tiers de ces 3,338,201 arpenssoit situé sur un fonds réductible en futaie , et capable consé-quemment de produire du baliveau de service ; ce tiers , misen coupes réglées de vingt-cinq ans, donne annuellement44,5 io arpens à couper.
J’admets pour un moment les réserves en baliveaux , telles
que les a proposées M. de B.sur ces 44,510 arpens , et
les coupes de ces réserves telles qu’il les évalue ; à savoir ,par arpent, deux arbres de cent vingt-cinq ans d’âge , deuxarbres de cent ans , quatre arbres de soixante-quinze ans.L’auteur voudra bien me permettre que je ne mette point enligne de compte, comme bois de service , des baliveaux decinquante ans.