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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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go RÉPONSE

faux , clés que , pour devenir bois de service , le baliveau abesoin d’avoir au moins vingt-cinq ans.

2°. J’ai démontré mathématiquement ( premier me'moire ,pages 22 et 2.3 ) qu’à supposer que le grossissement d’un taillisfût uniforme , le maximum composé , ou le maximum utilebu propriétaire qui veut vendre , ne se prolongeait pas au-delàde la vingt-unième année. L’on remarquera que la suppositiondu grossissement uniforme est la plus favorable de toutes ;car plus ordinairement le déclin ou la diminution progressivedans l’épaisseur des couches annuelles , se prononce avant cetteépoque. Pour s’en convaincre , il suffit de descendre dans unbûcher garni de rondins. Or, plus le déclin est accéléré,moins le maximum se prolonge , à moins qu’on n’entretiennela permanence du grossissement par des éclaircies; mais M. deB.n’en veut pas.

Si donc l’intérêt du propriétaire est de couper son taillismême avant vingt ans , et jamais par-delà , peut-on supposerraisonnablement qu’il en prolongera la coupe à vingt-cinq ,uniquement pour se procurer des baliveaux de vingt-cinqpieds de tige , qu’il sait d’ailleurs être nuisibles à la recrois-sance du taillis , aujourd’hui sur-tout que les propriétaires ontcessé d’être assujettis à la réserve des baliveaux prescrite parla loi de 1669 ?

A la vérité , le maximum physique ou simple , qui doitrégler la coupe des bois nationaux , se prolonge à une époqueplus reculée que le maximum composé, seul admissible parle propriétaire ; mais alors ce n’est plus sur treize millionsd’arpeus qu’il faut compter pour fournir des baliveaux , cenombre se réduit à 3,338,261 arpens seulement, qui existentsous la dénomination d e forêts nationales ; car que sont au-jourd’hui les bois des communautés d’habitans?

A peine peut-on supposer que le tiers de ces 3,338,201 arpenssoit situé sur un fonds réductible en futaie , et capable consé-quemment de produire du baliveau de service ; ce tiers , misen coupes réglées de vingt-cinq ans, donne annuellement44,5 io arpens à couper.

J’admets pour un moment les réserves en baliveaux , telles

que les a proposées M. de B.sur ces 44,510 arpens , et

les coupes de ces réserves telles qu’il les évalue ; à savoir ,par arpent, deux arbres de cent vingt-cinq ans d’âge , deuxarbres de cent ans , quatre arbres de soixante-quinze ans.L’auteur voudra bien me permettre que je ne mette point enligne de compte, comme bois de service , des baliveaux decinquante ans.