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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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RÉPONSE A UNE CRITIQUE.

admet la possibilité de réduire en futaie le tiers des forêtsnationales ; si l’on en règle les coupes à cent vingt ans d'âge ,l’on aura tous les ans la quantité de 8902 arpens à abattre , ouplutôt à arracher , et, à raison de soixante-dix arbres pararpent, 623,140 arbres , dont, sans être suspect d’exagéra-tion , on peut évaluer les tiges moyennement à trente-six piedsde hauteur , et qui donneront 50.474,340 pieds cubes. Ainsile produit de l’aménagement fait par éclaircie serait à l’amé-nagement par baliveaux comme 4 est à 1 ; avec cette différenceen faveur des éclaircies, que non-seulement les arbres réservésseront de pins haute stature et de plus grand service , mais quele même terrain aura produit, à chaque révolution de coupe ,la première exceptée , une quantité de bois pour le chauffageet la petite charpente , très-superieure à la quantité cm’il eneût fourni en suivant la méthode ordinaire. ( Voyez deuxièmemémoire , page 49 et suiv. )

Ge calcul, dira-t-on, 11’est qu’hvpothélique. Je répondsqu’il estimpossibleen ce moment d’établir un calcul qui ne portepoint sur des hypothèses , parce que personne encore ne peutsavoir au juste s’il y a un tiers ou un quart, on plus on moinsde taillis nationaux réductibles en futaies; le tems seul peuten instruire la Conservation centrale au moyen des conserva-teurs provinciaux. Mais, quel que soit le nombre des arpensréductibles en futaies, ce nombre sera nécessairement égal àcelui des arpens sur lesquels peuvent eroilre des baliveauxutiles , et l’aménagement par éclaircies aura toujours et essen-tiellement; sur l’aménagement par baliveaux , l’avantage deproduire dans la proportion de 4 à 1.

La quantité annuelle de cinquante millions de pieds cubesen bois de service suffira-t-elle aujf besoins du royaume ? Jele présume ; cependant, n’ayant, aucunes données assez sures,même pour un calcul par approximation, je n’oserais l’assurer.Mais que nous sommes loin d’atteindre à cet état de prospérité ,quand même il ne serait pas tou t-à fait de niveau avec nos besoins!Que nous reste-t-il aujourd’hui de nos antiques futaies ? Quel-ques légères portions de ce qu’elles étaient autrefois, quelquesquarts de réserve déjà prodigieusement dévastés. Tout est perdusi la surveillance la plus sévère et la mieux protégée n’arrêtecet affreux désordre , et si l’agiotage , qui corrompt tout ,s’immisce dans cette partie d’administration , eu s’aidant de lafatale opinion qu’on cherche à propager , que les futaies sontplutôt la destruction que la conservation des bois.