102 PLANTATION DES COMMUNES
chemins , qui, nonobstant que la poste n’y soit pasencore établie , pourraient néanmoins être plantés.
Plus le terrain est fertile, plus les arbres doiventêtre espacés largement. Ce principe , que confirmel’expérience , est incontestable ; j’estime que la dis-tance entre eux doit être de vingt-quatre pieds. Prèsde Paris on les plante à dix-huit ; ils sont évidem-ment trop rapprochés.
En calculant d’après ces données , il entrerait .surtoutes les routes du royaume douze millions d’arbres.
Pour connaître par apperçu quel serait le produitet la dépense de cette plantation , supposons que ladurée moyenne de la vie des arbres que l’on planteradoive être de cent ans , et examinons quelle sera leurcroissance pendant cet espace de tems.
Duhamel sera notre guide. Il a trouvé que la gros-seur moyenne de six ormes , acquise en un an , a étéd’un peu plus de 7 lignes de diamètre, et celle de cinqnoyers environ 4 lignes et demie (1). Les peupliersblancs ont grossi à raison d’un pouce de diamètre ,terme moyen pris sur douze années -, les platanesd’occident , à raison de 9 lignes , terme moyen prissur dix années ; les noyers n 9 . 1 , à raison de 3 lig.et demie , terme moyen sur vingt-six années ; noyersn°. 2 , à raison de 5 lignes deux tiers, terme moyensur trente-huit années \ noyers n°. 3 , à raison de5 lignes un sixième , terme moyen sur dix-huit ans }les frênes, 5 lignes un sixième, terme moyen sur dix-huit ans ; enfin les tilleuls , à raison de 4 lignes unsixième , terme moyen pris sur vingt-six ans (2).
Prenons nous-mêmes la moyenne de ces diversaccroissemens ; le calcul nous la donne de 6 lignes etun douzième par an.
A cent ans le diamètre moyen de ces arbres seraitdonc de 5 o pouces deux tiers au bas de la tige , ou de12 pieds 8 pouces de tour.
(1) Traité de l’Exploitation des Bois , tome I , pag. 414.
(2) Traité des Sentis et Plantations , pag. 3i8.