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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SUR LFS EFFETS DU PANAGE. 109

niais les chartreux , entièrement libres , ne faisaientline coupe blanche qu’a près avoir long-tems coupépar éclaircies -, après quoi, la portion évidée était re-mise en taillis , soit par le moyen des semis , soit enprofitant de la crue des buissons récépés qui s’élaientinsensiblement établis dans les clairières les moinsfréquentées par le bétail 5 car il est à remarquer que,dans ces buissons , il se rencontre souvent de jeuneschênes qui se développent et s’élancent aussi-tôt qu’ilscessent d’être étouffés.

Lorsque , dans une futaie autrefois jardinée , lesarbres sont clair-semés , et qu’étant sur le retour onse propose de faire une coupe blanche, il n’est pastoujours indispensablement nécessaire , pour repeu-pler l'espace vide, de recourir à un labourage , nimême à un simple semis sans labour. Souvent, etj’en suis certain , il croît dans les clairières , commeje viens de le dire , beaucoup de buissons fourrésd’épines noires et blanches, de coudriers, de gené-vriers , de vernes , de houx , d’églantiers, de ron-ces , etc. Plus ces amas d’arbrisseaux sont nombreuxet touffus , plus il y a de ressource. Ces parties , quin’offrent qu'un coup-d’œil agreste et sauvage , maisqui n’ont point été attaquées par le bétail , sont inté-rieurement garnies de jeunes chênes et antres arbresprovenus de semence, qui prennent incessammentle dessus après le récépage, pourvu toutefois quela bruyère et la fougère ne dominent pas dans le ter-rain. Je possède, dans la paroisse de Saint-Martin,un bouquet de bois , jadis vieille futaie, que monaïeul avait fort éclaircie , et qui aujourd’hui, àl’âgede seize ans , forme le plus beau taillis du canton ,sans que j’aie pris d’autre soin que de l’entourer d’unebonne clôture.

Mais si les clairières, perpétuellement pâturées,n’ont produit que du gazon , il faut nécessairementrecourir au semis , entamer le gazon avec la bêche ouavec la Uoue-j placer, de distance en distance, quelques