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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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IJO QUESTION

glands ou quelques autres graines d’arbres forestiers,retourner le gazon sur la graine , interdire avec soinl’entrée de toute espèce de bétail, et n’abattre lesvieilles écorces que quatre à cinq ans après le semis.De cette sorte on épargnera beaucoup de dépenses :cette expérience m’a réussi.

Je n’ai point encore été à portée de l’exécuter dansde grands espaces , mais on remarquera qu’elle s’ac-corde parfaitement avec la belle théorie de Buffon.

On permet ordinairement l’entrée du gros bétaildans nos taillis , lorsqu’ils ont quatre à cinq ans -, maiss’il s’y trouve des clairières, elles ne s’y repeuplerontjamais , parce qu’il faut près de dix ans à un jeunechêne de semence pour atteindre la hauteur qu’unchêne récépé acquiert en trois ou quatre années , etque ces jeunes plants ne sont point encore à l’abri dela dent du bétail , lorsque l’entrée du taillis lui estpermise : circonstance qui , pour l’observer en pas-sant , n’est pas très-favorable à l’opinion delà grandeutilité des baliveaux pour le repeuplement des taillis,puisqu’il n’est pas besoin de repeuplement dans lesparties fourrées , et que les semences , comme onvoit, se répandent en pure perte sur les clairières.

Le développement sommaire de ces principes gé-néraux m’a paru préalablement nécessaire pour mo-tiver une réponse à la question qui m’est faite.

La forêt de Seillon , qu’à la vérité je n’ai pointentièrement parcourue , m’a paru toute ouverte -, jen’y ai guère apperçu de clôture qu’aulour des taillis.Le bétail des domaines dépendans de la Chartreuse y pâture en liberté , et peut-être est-elle fréquentéepar le bétail des domaines voisins, peut-être mêmecette vaste forêt est-elle grevée de quelques droitsd’usage, je l’ignore: mais la conséquence de ce par-cours ou forcé , ou permis , ou toléré , est que lesjeunes chênes échappés à la voracité des troupeauxde porcs, seraient abroutis tôt ou tard par le grosbétail. Dans cet état des choses, convient-il que