SANS CONDITIONS CONSERVATRICES. Il3bois nationaux se trouve en assez forte opposition avecl’intérêt public pour avoir besoin d’être contenu pardes lois sévères.
Pour cet examen nous choisirons l’hypothèse cjuise réalise le plus fréquemment et le plus universelle-ment, celle où le produit annuel d’un bois est en fa-veur du propriétaire , à peu près au pair du produitd’une terre labourable de même étendue.
C’est à quoi nous nous bornons avec d’autant plusde convenance, qu’il serait inutile de s’occuper nides parties de bois réductibles en gras pâturages,
f iarce que, si ce cas arrive , l’intérêt du public et'intérêt du propriétaire sont également que l’on dé-friche ; ni des bois situés sur des montagnes escar-pées ou sur un coteau rapide , ou dans des lieux éloi-gnés de toute habitation , ou sur un terrain peu propreaux productions céréales ; car évidemment l’intérêtde l’acquéreur n*étant pas de défricher , il ne défri-chera pas.
Au moyen de cette double exception , la question,qui se présentait d’abord d’une manière trop généralepour être bien saisie , se trouve particularisée et ré-duite à un simple calcul. Afin de le rendre plus clair,et dans l’espoir qu’il résultera de ce problème écono-mique des vérités utiles, j’en ai simplifié les donnéesautant qu’il m’a été possible.
Soit un taillis de cent arpens à vend re par la nation ,fonds et superficie ; ce taillis est de l’âge de vingt ans;à cette époque il a atteint son maximum : il a étépréservé de tout délit, et la valeur de sa dépouille estégale à 20,000 liv., y compris les baliveaux.
Nous supposerons encore l’intérêt de l’argent audenier 20 sans retenue, et la valeur intrinsèque desimmeubles au denier 20 de leur produit, abstractionfaite de l’impôt. On demande quelle est la valeur dece taillis , fonds et superficie , dans le cas où il seraitinterdit à l’acquéreur de le défricher.
Je dis qu’elle est à peu près de 28080 1 . Jele démontre.
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