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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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114 DANGERS DE L’ALIÉNATION DES BOIS

28o8oliv. , prix principal , moins 20000liv., prixde la dépouille , égalent 8080 liv. -, l’acquéreur étantprivé de l’intérêt de ces 8080 liv. pendant vingt ans,la somme se trouve doublée à cette seconde époque ,et égale à 16160 liv.

Mais ce 11’est pas la seule avance que l’acquéreurait à faire-, car , s’il a emprunté les 8080 liv. en prin-cipal , il est obligé d’emprunter encore 404 liv. à la finde chaque année , pour payer les intérêts dus à soncréancier pendant tout le tems que le taillis a encoreà croître , jusqu’à ce qu’il parvienne à l’âge de vingtans. Ces intérêts d’intérêts , ou intérêts de 404 livrespendant dix-neuf ans, puis pendant dix-huit ans , puispendant dix-sept, seize, quinze, etc.montent 438381 .Cette dernière somme , réunie à celle de 16160 liv. ,donne un total de 19998 liv. dont l’acquéreur 11e peut,être indemnisé qu’à l’époque de la seconde coupe ,c’est-à-dire, vingt ans après l’époque de son acquisi-tion. Alors seulement sa situation devient parfaite-ment semblable à celle d’un acquéreur ordinaire quieût acheté 20000 liv. un fonds dont le produit annueleût été égal au vingtième du prix principal.

Examinons maintenant ce qui arriverait à ce mêmeacquéreur, s’il lui était permis de défricher.

La production annuelle de chacun des cent arpensde l’hypothèse est de 10 liv. -, car 20000 , divisé par100 , divisé par 20 , égale 10.

Je me contente de n’évaluer également qu’à 10 liv.moyennement le produit, par arpent de 48400 piedscarrés , d’une terre labourable ordinaire tenue en fer-mage.

Si l’ac-quéreur défriche , il aura dépensé , commeon l’a vu , en première avance 8080 liv. - } plus, les fraisdu défrichement.

Cette seconde dépense varie suivant la nature duterrain , et suivant le prix local des journées de ma-nœuvres. J’ai exécuté de pareils défrichemens dansma province , à raison de 60 livres par arpent, en