114 DANGERS DE L’ALIÉNATION DES BOIS
28o8oliv. , prix principal , moins 20000liv., prixde la dépouille , égalent 8080 liv. -, l’acquéreur étantprivé de l’intérêt de ces 8080 liv. pendant vingt ans,la somme se trouve doublée à cette seconde époque ,et égale à 16160 liv.
Mais ce 11’est pas la seule avance que l’acquéreurait à faire-, car , s’il a emprunté les 8080 liv. en prin-cipal , il est obligé d’emprunter encore 404 liv. à la finde chaque année , pour payer les intérêts dus à soncréancier pendant tout le tems que le taillis a encoreà croître , jusqu’à ce qu’il parvienne à l’âge de vingtans. Ces intérêts d’intérêts , ou intérêts de 404 livrespendant dix-neuf ans, puis pendant dix-huit ans , puispendant dix-sept, seize, quinze, etc.montent 438381 .Cette dernière somme , réunie à celle de 16160 liv. ,donne un total de 19998 liv. dont l’acquéreur 11e peut,être indemnisé qu’à l’époque de la seconde coupe ,c’est-à-dire, vingt ans après l’époque de son acquisi-tion. Alors seulement sa situation devient parfaite-ment semblable à celle d’un acquéreur ordinaire quieût acheté 20000 liv. un fonds dont le produit annueleût été égal au vingtième du prix principal.
Examinons maintenant ce qui arriverait à ce mêmeacquéreur, s’il lui était permis de défricher.
La production annuelle de chacun des cent arpensde l’hypothèse est de 10 liv. -, car 20000 , divisé par100 , divisé par 20 , égale 10.
Je me contente de n’évaluer également qu’à 10 liv.moyennement le produit, par arpent de 48400 piedscarrés , d’une terre labourable ordinaire tenue en fer-mage.
Si l’ac-quéreur défriche , il aura dépensé , commeon l’a vu , en première avance 8080 liv. - } plus, les fraisdu défrichement.
Cette seconde dépense varie suivant la nature duterrain , et suivant le prix local des journées de ma-nœuvres. J’ai exécuté de pareils défrichemens dansma province , à raison de 60 livres par arpent, en