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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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i3a qualités comparées des bois.de longueur et de 8 pouces d’équarrissage , sous lepoids effrayant de près de vingt-huit milliers.

Mais l’intention du comte de Buflfon était de s’as-surer delà force absolue des bois d’une même espèce,suivant leurs différentes longueurs et leurs différenséquarrissages. La mienne a été seulement de cher-cher la force comparée des différentes espèces de boisd’une longueur et d’un équarrissage semblables. Dès-lors mon appareil devenait d’un service plus facile ,n’ayant plus besoin , pour casser une solive par souextrémité, que de la moitié du poids qu’il eût falluemployer pour la casser dans son milieu. D'ailleurs ,comme , suivant les lois de la mécanique, la brisuredevait s’opérer contre la muraille au point de con-tact , toutes les fois que la brisure s’est rapprochée dela puissance , cette circonstance devait me démontrerque la solive était viciée, et qu’il importait de recom-mencer l’expérience. Ce dernier événement a été assezrare.

Ayant donc fait dresser à la varlope toutes messolives le plus également qu’il a été possible ; aprèsles avoir fait couper à la longueur égale de 7 pieds8 pouces -, après avoir choisi et marqué le côté quidevait entrer dans la muraille , les avoir numérotéeset pesées, et m’être prémuni d’une quantité de poidssuffisante, j’ai commencé mes expériences en pré-sence de M. l’abbé Barquet (1) , qui a bien voulum’aider de ses lumières , et tenir lui-même la tringlegraduée qui devait déterminer l’angle sous lequel lessolives se briseraient.

La solive n°. 1 , provenant d’un peuplier d’Italieécorcé en 1785, et coupé en Février 1786, pesaitquatre livres neuf onces quatre gros -, elle a cassé netet sans fendre , au point de contact, sous le poids docinquante-sept livres et demie , après avoir fléchi dç5 deg. 3o min.

(x) Savant professeur do plijsicjue , principal du collège de Bourg.