i3a qualités comparées des bois.de longueur et de 8 pouces d’équarrissage , sous lepoids effrayant de près de vingt-huit milliers.
Mais l’intention du comte de Buflfon était de s’as-surer delà force absolue des bois d’une même espèce,suivant leurs différentes longueurs et leurs différenséquarrissages. La mienne a été seulement de cher-cher la force comparée des différentes espèces de boisd’une longueur et d’un équarrissage semblables. Dès-lors mon appareil devenait d’un service plus facile ,n’ayant plus besoin , pour casser une solive par souextrémité, que de la moitié du poids qu’il eût falluemployer pour la casser dans son milieu. D'ailleurs ,comme , suivant les lois de la mécanique, la brisuredevait s’opérer contre la muraille au point de con-tact , toutes les fois que la brisure s’est rapprochée dela puissance , cette circonstance devait me démontrerque la solive était viciée, et qu’il importait de recom-mencer l’expérience. Ce dernier événement a été assezrare.
Ayant donc fait dresser à la varlope toutes messolives le plus également qu’il a été possible ; aprèsles avoir fait couper à la longueur égale de 7 pieds8 pouces -, après avoir choisi et marqué le côté quidevait entrer dans la muraille , les avoir numérotéeset pesées, et m’être prémuni d’une quantité de poidssuffisante, j’ai commencé mes expériences en pré-sence de M. l’abbé Barquet (1) , qui a bien voulum’aider de ses lumières , et tenir lui-même la tringlegraduée qui devait déterminer l’angle sous lequel lessolives se briseraient.
La solive n°. 1 , provenant d’un peuplier d’Italieécorcé en 1785, et coupé en Février 1786, pesaitquatre livres neuf onces quatre gros -, elle a cassé netet sans fendre , au point de contact, sous le poids docinquante-sept livres et demie , après avoir fléchi dç5 deg. 3o min.
(x) Savant professeur do plijsicjue , principal du collège de Bourg.