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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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PREMIER MÉMOIRE. l 3 l

qu’augmenté la pesanteur spécifique. La premièrepesée du n°. 3 m’avait donné une toute autre espé-rance ; mais cet excès de. pesanteur ne provenait,comme on voit, que d’une quantité de sève surabon-dante. Peut-être me suis-je trop pressé de l’abattre;le vol commis l’année précédente m’avait fait craindred’éprouver une seconde fois le même sort.

Il ne me restait plus qu’à connaître la force dupeuplier d’Italie , en la comparant avec celle desautres bois.

A la hauteur de 6 pieds 6 pouces , j’ai fait creuserhorizontalement, dans une pierre de taille faisantpartie d’un mur élevé et fort épais , un trou carré de8 pouces de profondeur , et de 2 pouces francs àchaque face. J’ai armé la partie inférieure de cecarré par un morceau de fer à fleur de la muraille,et il y a été scellé d’une manière inébranlable.

J’ai fait construire un anneau carré avec du fer ,de 12 lignes de largeur sur 4 d’épaisseur. L’extrémitédes solives , qui toutes ont 2 pouces d’équarrissage,entre juste dans cet anneau. Sur la partie supérieurede l’anneau, on a ajusté une vis qui empêche qu’ilne s’échappe de la solive pendant l'expérience. Lapartie inférieure de l’anneau est armée d’un fort cro-chet , et à ce crochet on suspend par quatre cordeauxun plat de balance fait avec un madrier de 1 5 lignesd’épaisseur et de 18 pouces en carré. Tout cet appa-reil pèse quinze livres et demie.

A la distance de 5 pieds justes de la muraille , ontenait verticalement une tringle de bois graduée , afind’y observer l’angle parcouru par la solive avant safracture , et de juger par là de son élasticité.

Quelques raisons m’ont fait préférer cet appareil àcelui dont s’est servi le comte de Buffon , et qui con-sistait à placer les solives de sorte que l’effort du poidsportât sur le milieu de la solive. ^ jst de cette ma-nière qu’il est parvenu à briser des :-utres de 18 pieds