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que je l’ai reçu , j’ai été obligé de le réduire à vingt-trois lignes d’équarrissage.
Ce bois pèse 90 livres 15 onces 3 gros.
IV. BOIS DE CORNE.
M. Melcbior qui me l’a vendu, le croit de Cayenne .Ce nom lui a été vraisemblablement donné parce que,avant d’être taillé , les cassure» ont la couleur, le poligras de la corne , et un peu de sa transparence.
Mon échantillon tire sur la couleur fauve , lesveines y sont confusément prononcées. Ce bois estexcessivement dur.
On distingue avec la loupe , sur la tranche hori-zontale de l’échantillon , des couches concentriquesencore plus serrées que celles du buis, et, avec unelentille plus forte , les éruptions transversales (voyezl’explication des éruptions transversales, 2 e . partie,page i3 et suiv. ). Je doute cependant que ces couchesconcentriques indiquent les années , car il paraît surla même tranche des couches plus larges , mais malterminées, qui, je crois , sont les vraies couchesannuelles.
On y distingue encore, et même à œil nu, la coupede quelques faisceaux de libres longitudinales d’unenature différente des fibres ligneuses ordinaires. Icices petites taches , dont la teinte est assez blanche,et qui sont clair-semées , ne sont point rondes , maiselles ont la finesse d’un cheveu, et environ la lon-gueur d’une ligne ; au lieu que , sur la tranche hori-zontale de quelques autres bois exotiques, de l’acajou,par exemple , elles sont très-multipliéeset se touchentpour ainsi dire. Sur l’acajou le fond paraît sablé, surle bois de corne il est vermiculé.
Ce bois très-singulier pèse 90 livres 7 onces 2 gros.