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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. 9

sur une seule dimension ; c’est-à-dire, que sa hauteurdemeurant à peu près la même (1) , c’est seulementpar le rapprochement de ses fibres parallèlement àl’axe de l’arbre , que son volume diminue.

Si le dessèchement du bois en grume , ou du boiscarré , s’opère à l’ombre , dans un lieu frais et d’unemanière insensible -, si le grain en est égal, s’il setrouve naturellement beaucoup d’adbérence entre lesfibres ligneuses , la retraite se fait sans fentes, ouavec beaucoup moins de fentes que lorsqu’on hâtebrusquement la dessiccation au grand air , au soleil fou par quelque artifice. En suspendant le dessèche-ment de la glaise pétrie , le sculpteur ou le potierévite qu’elle ne gerce ; mais , sur le bois comme surla glaise, la dessiccation absolue, qu’elle soit prompteou tardive , ne change rien à la retraite ; celle-ci setermine par être constamment la même. Ces véritéssont trop connues pour nous y arrêter davantage.

Duhamel , dans son traité de l’Exploitation desbois, a consacré un chapitre entier au développe-ment et aux preuves de son opinion sur la cause desgerçures , des fentes et des éclats qui endommagentles bois de la meilleure qualité ; car , suivant cetauteur , ce sont les plus forts et les meilleurs boisqui se fendent le plus. ( V oyez Préface de l'Exploitlation des bois , p. xxxix. )

Cette proposition ne serait-elle pas trop générale ?

.(1) Je dis à peu près / car ? quoique je n’aie jamais reconnu que ledessèchement produisit aucune diminution dans la longueur des fibres lon-gitudinales , cependant Duhamel s’est apperçu qu’elles se contractaient.A la vérité , il ne cite qu’une seule expérience ; elle a été faite sur unchevron de charme de 3 pouces d’équarrissage , et de 18 pieds de lon-gueur , au moyen de l’appareil qu’il y avait adapte' , et qui , si je l’aibien conçu , ressemble un peu à la mécanique d’un baromètre à cadran :une seule ligne de diminution dans la longueur du chevron , devait donnerplus de 4 pouces de mouvement à l’aiguille correspondante , ce qui estarrivé $ ainsi cette expérience unique ne prouverait encore qu’une légèrecontraction. D’ailleurs le charme a les fibres longitudinales très-contran-cliées , et son bois se retire excessivement ; il se pourrait encore que lechevron se fût voilé en se desséchant. ( Exploitation des bois , secondepartie } page üi2. )