SECOND MÉMOIRE. 19
J’avais eu d’abord le dessein de ne présenter mesrésultats que sur un tableau rangé par colonnes. Surla première ont eût placé le nom de l’arbre 3 sur laseconde, la pesanteur absolue de l’échantillon, réduità deux pouces d’équarrissage sur six pouces de hau-teur ; sur la troisième , la pesanteur du pied cube,calculée d’après l’échantillon ; sur la quatrième , lapesanteur du pied cube , le bois supposé vert ; sur lacinquième , le volume perdu par l’elFet du dessèche-ment ; sur la sixième, le degré de force calculé d’aprèsle poids qu’il eût fallu pour faire casser une solive dedeux pouces d’équarrissage sur sept pieds de longueur jsur la septième, le degré d’élasticité calculé sur l’anglequ’aurait parcouru la solive avant de rompre 5 sur lahuitième enfin , les observations particulières et in-dividuelles.
De cette sorte et du même coup-d’œil , pour ainsidire , on aurait vu ce qu’il y aurait eu de plus inté-ressant à connaître sur l’histoire d’un bois quelconque-mais les observations particulières exigent trop deplace , et les circonstances ne m’ayant pas encore per-mis de rassembler et de préparer un assez grandnombre de solives pour les soumettre à la cassure, ilen eût résulté trop de vide dans le tableau.
J’ai donc préféré de rapporter les observations in-dividuelles à part, en suivant, article par article ,l’ordre de la pesanteur spécifique, et de ne mettrequ’un plus petit nombre de colonnes dans le tableauqu’on verra à la fin de ce mémoire.
Je me suis servi d’un moyen fort simple pour cal-culer le volume perdu par la retraite du bois, en évi-tant les calculs fractionnels qui prennent beaucoupde tems et fatiguent trop l’attention , lorsqu’il fautles répéter souvent. J’ai réduit l’équarrissage de mesparallélipipèdes à ses plus petits élémens : 6 pouces ,ou 72 lignes d’équarrissage, produisent 5184 lignescarrées. Il est facile d’en prendre la moitié, puis lequart, puis le huitième, le seizième, etc, jusqu’au