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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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l8 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.'

moins celle-ci a le mérite de la simplicité, et portesur une base facile à saisir.

On pourrait me faire un reproche mieux fondé , endisant que la pesanteur spécifique , telle que je l’aiassignée, n’est pas invariablement la même ; que l’âgede l’arbre, la différence du climat et la qualité duterrain peuvent et doivent y apporter de la différence;qu’un pied cube de hêtre parfaitement sec , parexemple, ne pesera pas toujours cinquante-quatrelivres huit onces trois gros ; qu’un autre pied cubequ’on lui voudra comparer, pesera un peu moins sil’échantillon est pris près de l’aubier, ou un peuplus s'il provient du cœur d’un arbre en pleinevigueur.

L’objection serait forte si, pour l’usage écono-mique, il était besoin d’une exactitude rigoureuse,ou s’il était question de se servir de la pesanteur spé-cifique comme d’un caractère destiné à faire recon-naître l’espèce d’un arbre quelconque; mais, indé-pendamment de ce que la pesanteur varie faiblemententre deux cubes semblables d’un même bois , il im-porte assez peu à celui qui emploie du hêtre , je lesuppose , qu’entre deux pieds cubes de ce bois il serencontre une livre ou deux de différence ; au lieuque , si cette différence s’élève à vingt ou vingt-unelivres, comme entre le hêtre et le marronnier d’Inde,entre le mélèze et le sapin , il est très-utile alors d’enêtre instruit.

Mais ce qu’il importe sur-tout de bien connaître,c’est la retraite qu’occasionne le dessèchement ; cetobjet n’a pas été examiné jusqu’ici avec l’attentionqu’il mérite. Le plus grand philosophe du siècle amême estimé que le dessèchement dubois ne dimi-nuait pas sensiblement son volume (i) ; cependantnous verrons qu’il y a des bois d’excellente qualitéqui diminuent de plus d’un quart en se desséchant.

(i) flist. nat. de BufTon, suppl. tome II, p. 247, édit. i/i-q".