SECOND MÉMOIRE.
4 l
CRATÆGUS OXIACANTHA L.
AUBÉPINE , ÉPINE BLANCHE.
Le parallélipipède dont j’ai tiré mon échantillon,ne portait que quatre pouces d’équarrissage, et pe-sait , vert, à raison de 68 livres n onces 4 gros parpied cube ; sec , il pèse à raison de 5j livres 5 onces6 gros.
Il a l'ait retraite de trois lignes sur chaque face ; ils’est beaucoup tourmenté ; il s’est fendu longitudina-lement, mais non sur toute sa longueur. Cette feuleportait une ligne et demie d’ouverture sur un pouceet demi de profondeur. A l’autre extrémité et sur lecôté opposé , il s’est également fendu.
La dessiccation lui a fait perdre un peu moins duhuitième de son volume.
Le bois en est excessivement dur et difficile à tra-vailler. Il exige que le fer du rabot soit très-peu in-cliné, ce que l’ouvrier appelle rabot debout.
La teinte de mon échantillon est couleur de chairjaunâtre et pâle ; son grain est lin , il reçoit un beaupoli. La croissance de l’aubépine paraît lente ; elle leserait moins si on ne l’arrêtait point parla taille , etsi, en plantant, on l’espaçait davantage.
L’aubépine est le meilleur des arbrisseaux que nousayons pour des clôtures. En Bresse presque tous leshéritages sont clos ; il en est très-peu cependant quile soient en aubépine.
Que l’on examine nos anciennes clôtures , on n’yappercevra guère que du chêne entremêlé çà et Là defrênes, d’ormes ou d’érables et de quelques arbris-seaux , suivant qu’ils croissent spontanés dans les en-virons.
Examinez les clôtures nouvelles, vous les trou-verez toutes plantées en aunes ou en bouleaux. Nosanciens avaient-ils semé ou garni leurs clôtures eu