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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. 4?

venue à l’aide des fréquentes réparations qu’on y aurafaites successivement ; entrez dans l’héritage au moisde Juillet, vous y verrez les moissons dévorées à ladistance de sept, huit et j usqu’à dix toises de la haie,sur-tout s’il s’y remontre quelque vieux chêne qu’onaura étronçonné.

La douve élevée pour opposer plus d’obstacle auxincursions du bétail, porte un autre préjudice ; elleoppose une digue à l’écoulement des eaux ; cepen-dant , tant pour la salubrité du pays que pour la fé-condité du sol, on ne saurait répéter trop souvent auxcultivateurs de Bresse : faites égoutter vos terres ,et dirigez-en l’égout de manière qu’il aille fertiliservos prés.

Ces haies , il est vrai, sé tondent tons les sept ouhuit ans, et fournissent au fermier un peu de fagotset de bourrée ; mais ce faible avantage peut-il êtremis en comparaison avec la perte qu’il éprouve dansses récoltes ? Il me paraît enfin aussi déplacé de faire

f >orter du bois de chauffage à des terres à blé , qu’ile serait de semer du froment dans un jardin.

Tracez au cordeau ( car, ne fût-il question quede clore un champ , la régularité plaît à l’œil ,1a lignedroite est la plus courte, et l’ouvrage s’en fait mieux) ;tracez , dis-je , au cordeau un fossé de sept pieds d’ou-verture ; faites mettre à part la première tranche deterre végétale, peut-être en aui’a-t-on besoin ; creu-sez le fossé à la profondeur de trois pieds mesurés ver-ticalement ; donnez un pied de largeur au fond decuve , les deux paremens du fossé auront juste qua-rante-cinq degrés d’inclinaison. Ne faites pas de douve;mais , à l’exception de ce que j’ai consedlé de mettreen réserve, transportez la terre , quelle qu’elle soit,qui aura été extraite du fossé ; déposez-la par tas surle milieu de l’enclos , ou rehaussez-en les parties tropbasses. Ces tas mûriront pendant l’hiver , et leur mé-lange avec l’ancienne terre végétale, loin d’être nui-sible , l’améliorera.