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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. $7

que le diamètre de la tige du poirier est de trois pouc.,et celui de la tige du pommier de deux pouces seule-ment. Les couches annuelles du bourrelet sont moyen-nement épaisses de trois lignes. On apperçoit la réu-nion de la greffe au centre du bourrelet, mais la réu-nion n’occupe pas tout-à-fait un pouce de diamètre.Le bourrelet, en descendant, a enveloppé , sur unelongueur d’environ trois pouces , la tige du pommier,mais les écorces ne se sont point unies. J’ai fait scierlongitudinalement cette monstruosité végétale , et jel’ai envoyée à M. Daubenton.

M. Juge de Saint-Martin , correspondant de la so-ciété royale à Limoges , nous dit , dans le n°. 22 ,qu’il y a vingt ans que l’usage établi dans son cantonse bornait à greffer, à la fin de Mars, quelques arbresfruitiers en fente , le châtaignier en flûte au commen-cement de Mai, et au mois d’Août, en écusson , lessujets qui n’avaient pas réussi à la fente , et qu’ongreffait tout bonnement les espèces communes surles sujets du même genre.

Je crois bonnement que c’est ce qu’on pouvaitfaire de mieux , parce que les espèces le plus uni-versellement répandues sont ordinairement les meil-leures ; parce que les greffes sur les sujets du mêmegenre donnent le plus beau ,1e meilleur fruit et en plusgrande abondance ; parce que les arbres en sont in-comparablement plus robustes et plus vivaces , etparce que , même en agriculture , le plus grand en-nemi du bien , nous ne l’avons que trop éprouvé, estun mieux imaginaire.

Cependant, si l’on met de l’importance à obtenirdes espèces naines en poiriers, je ne crois pas impos-sible d’y parvenir de deux manières : i°. par le moyeudes semis, en coupant en partie le cotylédon ou lesfeuilles séminales quand elles commencent à paraître,et en réservant les pépins qui proviendront de cesarbres ainsi dégénérés , pour les semer, et abâtardirde plus en plus l’espèce parla même méthode j mais