SECOND MÉMOIRE. 5 ()
h un fouet d'école ; chaque péduncule part du som-met du péduncule commun, et en porte deux outrois comme articulés au point de leur insertion. Ilest assez commun sur nos rochers ; il est fort recher-ché et préférable à tous nos érables ».
M. Baud a eu la complaisance de m’envoyer enmême tems une bûche du duret, quelques plants en-racinés , et postérieurement de la graine. Les jeunesplants avaient souffert 5 deux seulement, parmi ungrand nombre , ont repris, et depuis deux ans n’ontjette que des pousses très - languissantes , je ne saismême si je pourrai les conserver. La graine seméeau printems , tant en terrine qu’en pleine terre , n’alevé que la seconde année.
J’ai fait lever une tranche perpendiculairement àl’axe sur la bûche de duret ; elle porte moyennementsix pouces quatre lignes de diamètre. Il ne s’y est faitaucune fente. Le bois en est si homogène et si com-pacte, qu’il est impossible d’y distinguer aucunecouche annuelle. N’ayant pas eu le duret vert ni d’ungros volume , je n’ai pu observer sa pesanteur pre-mière , sa retraite , sa force et son élasticité. J’ignoremême à quelle grosseur et à quelle élévation l’arbreparvient en vieillissant ; je sais seulement qu’on l’em-ploie au charronnage dans le Bugey , et que ce char-ronnage est excellent.
Le bois du duret est plein , dur ; le grain en esthomogène et fin, il prend le plus beau poli. Il ne pa-raît pas avoir de disposition à se fendre, puisque labûche , quoiqu’en grume , ne s’est pas même gercée.Sa couleur est d’un blanc légèrement nuancé de cou-leur citrine , et quelquefois rougeâtre par plaques, etnon par veines ; on n’y distingue aucun aubier.
11 serait intéressant d’acclimater cet arbre dans nosplaines ; on en ferait d’excellens instrumens aratoires.
En son état de dessiccation complète , il pèse 52livres 11 onces 1 gros par pied cube.
Depuis la rédaction de cet article , j’ai reçu d’assez