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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. 6l

On distingue plus difficilement encore ses couchesannuelles.

Le houx formerait sans doute, pour la clôture d’uujardin à la campagne , la haie la plus agréable et enmême tems la plus solide. J’en ai vu quelques-unes;mais j’ai essayé inutilement de transplanter du houxque j’avais fait arracher avec le plus grand soin ; j’enai semé avec aussi peu de succès. Comment donc leshaies de houx qui existent se sont-elles formées ? Jecrois que l’industrie y a eu peu de part. Quelquesgraines, échappées du bec d’un oiseau frugivore,auront germé au bas d’une haie d’aubépine ou dequelques autres arbrisseaux. Ces jeunes plants aurontproduit eux-mêmes par la suite de la nouvelle grainequi se sera répandue. Il n’en faut pas davantage pourqu’avec le tems le houx ait étouffé les arbustes quil’environnaient. Je suis d’autant plus disposé à lecroire , que le houx veut être à l’ombre dans sa jeu-nesse. J’essaierai d’en semer encore entre les inter-valles des aubépines plantées suivant la méthode in-diquée page 43 de ce mémoire , au mot Aubépine .

Le houx craint les gelées excessives. Pendant l’au-tomne de 1788 j’en avais élagué quelques tiges cruesnaturellement dans un taillis qui fait partie de mesjardins à la campagne ; l’hiver de 1789 les a fait périr.

Il pèse, sec, 47 livres7 onces 2 gros par pied cube.

CYTISÜS LABURNUM LIN.

CYTISE DES ALPES , FAUX ÉBÉNIER.

Cet abrisseau , qui vit au pied des Alpes , n’est pastellement insensible à la gelée, que l’hiver de 178911’ait fait périr la tige de tous ceux que j’avais plantésdepuis plusieurs années dans mon jardin ; ils ont re-poussé au pied.

Le faux ébénier s’allonge plus qu’il ne grossit ; ce-pendant Miller dit en avoir vu portant deux pied»