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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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66 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.

anciens le regardaient comme le plus grand des arbresforestiers de l’Europe. Pline rapporte que Tibère enfit transporter à Rome une poutre qui, sur deux piedsd’équarrissage par-tout, portait cent vingt pieds delongueur. .Néron l’employa , depuis , à son amphi-théâtre. A quelle prodigieuse hauteur ne devait doncpas s’élever la cime d’un pareil arbre (i) ! Car, jus-qu’à ce qu’ils soient sur le retour, les mélèzes, ainsique les sapins , ne cessent de s’allonger en droite lignepar le dernier bouton qui termine la flèche de l’annéeprécédente ; et il est singulièrement remarquableque le mélèze soit entièrement et depuis long-temscouvert de la verdure la plus brillante et la plus com-plète , avant que s’épanouisse et s’élance ce dernierbouton qui doit fournir la flèche de l’année, et s’éle-ver de cinq à six pieds.

M. de Tschoudi ( supplément de V Encyclopédie')confirme en quelque sorte le récit de Pline . « Dansa> les profondes va lées des hautes Alpes , dit-il, les» mélèzes élèvent leur tige superbe à une hauteur qui» étonne ; il en est dont les nuages ceignent la tête,d et que l’œil voit à peine se terminer dans le vague» des airs ».

La forme du mélèze est naturellement pyramidal®

président de la Tour-d’Aigues , imprime parmi ceux de la société royal®d’agriculture de Paris , trimestre d’hiver 1787. C’est d’après ces auteursque je ferai une description sommaire du mélèze ; car il ne m’a pas été pos-sible encore d’aller examiner ses propriétés dans les Alpes , sa vraie patrie.

(1) Voici le passage de Pline : « Ampiissima arbornm ad hoc ævi existi-t> matur Romæ visa ; quazn ? propter miraculum , Tib# Cæsar in eodem#> ponte naumachiario exposuerat advectam cum reliquâ materie ; dura-b vitque ad Neronis principis ampliilheatrum. Fuit aulem Irabs è lancee longa pedes exx bipedali crassiludine æquali. Quo inteUigebafur vix» credibilis reliqua altitudo , fastigium ad cacumen æslimantibus ».

Le pied romain , suivant MM. Abeille et Tillet . est de onze de nospouces ; ainsi cette poutre portait vingt-deux pouces d’equarrissage ou centdix pouces de circonférence à la hauteur de cent dix pieds. Si ? confor-mément à la remarque de Duhamel , la diminution de la grosseur desarbres doit s’estimer à raison d’un pouce par pied , le mélèze dont pari®Pline portait deux cents vingt pieds de hauteur el dix-huit pieds un tiers defircouftjwucq au dq sa tige.