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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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86 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.

Il pesait , vert, par pied cube , 61 livres 9 onces1 gros ; il pèse , sec , 61 livres 1 once 3 gros.

ULMUS CAMPESTRIS.

ORME COMMUN.

Cet arbre s’élève à une grande hauteur; il croît etgrossit assez vite, il vit long-teras. 8a feuille donneun épais feuillage ; dans un pressant besoin , ou peuten nourrir le bétail. Il souffre la taille , et ses plaiesse guérissent aisément. Son bois est dur et fort, quel-quefois un peu rebours ; cependant il se laisse tra-vailler , même autour ; c à défaut du chêne , du châ-taignier et du sapin , on pourrait en faire de la char-pente. J’ai vu un appartement qui eu était lambrissé;sa couleur , sans être éclatante, est d’un brun clairqui n’est point désagréable.

Mais il n’est ni le plus dur, ni le plus fort, ni leplus élastique de nos bois indigènes , ni le plus beaudes arbres d’avenue , ni celui dont le fanage soit leplus gai; ses feuilles, comme fourrage, ne valentpas celles du frêne et de l’acacia. Le chêne lui estpréférable pour la charpente , le hêtre pour la fente,beaucoup d’autres arbres pour la menuiserie, puis-qu’il est sujet à se tourmenter. Le charme , plus do-cile au croissant, vaut mieux pour les salles de ver-dure , le charme et le hêtre pour le feu , et les peu-pliers s’élèvent et croissent beaucoup plus rapide-ment.

Ainsi l’orme n’est supérieur aux autres arbres que

Î iar sa propriété de fournir le meilleur des bois poure charronnage ; il doit cet avantage a la dispositionet à l’entrelas de ses fibres. Si l’on examine avec atten-tion la surface polie d’un orme coupé perpendiculai-rement à son axe , on y découvre ces mêmes réseaux,cette espèce de point d’Hongrie que j’ai fait remar-quer dans le pseudo-acacia, et qui m’a donné lieu de