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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. Bj

présumer que celui-ci serait propre au charronnage.Lorsque le tenon d’un bois dur et qui fléchit peu, telque le chêne, est enfoncé à grands coups dans la mor-taise d’un bois dont les libres sont coutranchées, cesfibres, forcées de céder à l’impulsion , réagissent en-suite contre le tenon , et le serrent comme dans unétau.

M. l’abbé Rozier s’élève avec raison contre l’usagedes charrons, qui, pour les moyeux , et même pourles jantes de leurs roues, n’emploient que de l’ormevert, ou qu’ils ont soin de tenir dans l’eau , au moinsdans un lieu très-frais , par la crainte qu’il ne sèche.Le bois se coupe mieux , l’ouvrage est plus facile; etcomme il ne se fait point de gerçures , tout le bois semet à prolit. Voilà la véritable raison de l’ouvrier,qui ne la dit pas , mais qui y supplée par une foulede mauvais raisonnemens. L’acheteur cède. Qu’ar-rive-t-il? Le moyeu et les jantes font retraite préci-sément en sens opposés. La peinture et la graisse sus-pendent le dessèchement pendant quelque tems ; ils’opère enfin : au bout de six mois, il faut renvoyerles roues à l’ouvrier , qui les châtre , c’est-à-dire quiraccourcit les jantes, et les rapprochant du moyeu,renfonce le tenon ; mais le mouvement de trépida-tion et le frottement avaient déjà usé les paremensde la mortaise , elle ne réagit plus contre le tenon ,tout se disloque.

J1 ne faut pas même attendre le terme de six mois,si l’on voyage rapidement pendant l’été. La chaleurde l’essieu , jointe à celle de l’atmosphère , précipitele dessèchement, la retraite s’accélère : on jette del’eau sur les roues ; mais ce palliatif du momentaugmente le mal par la suite. L’eau détruit le glutenqui lie les fibres entre elles , et l’ouverture n’en de-vient que plus large.

Il se consommerait moins de bois , et le consom-mateur trouverait beaucoup d’épargne , en ne souf-frant pas qu’il fût employé dans son charronnage du