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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. ÇI

En Alsace , on généralement il est de médiocre qua-lité , on le supplée par le chêne.

» Les deux causes principales du mauvais charron-nage de Paris proviennent de ce que les bois ne sontpas assez attendus, et de ce que l’ouvrage est malfini ; peu de charrons sont en état d’y satisfaire à lacondition du bois sec , parce qu’il y a de grandesavances à faire et de grands emplacemens à paver.L’ouvrier, pressé par la fréquente répétition des rha-billages et par les abonncmens , interrompt l’ouvrageneuf, et perd la chaîne du fini pour expédier les rem-plaeemcns : de là, le discrédit du charronnage deParis , qui décide les gens aisés à faire venir les trainsde leurs voitures de Flandre et de Bruxelles , où lecharronnage est incomparablement moins lourd etmoins massif qu’à Paris . Ce sont bien les mêmesbois , mais ils sont employés très-secs 5 et la réputa-tion des trains de cette province oblige l’ouvrier àfinir , sous peine de voir ses ateliers déserts.

» Pourquoi le charronnage de l’artillerie appro-che-t-il autant de la perfection? La raison en estsimple 5 les matières premières sont les meilleures ,et la main-d’œuvre est singulièrement suivie.

» L.es gabaris des ateliers sont dessinés avec la pré-cision géométrique, et le travail de la semaine estsubordonné à l’inspection d’un chef de chaque mé-tier. Ajoutez que l’ouvrage entrepris est rarementinterrompu. I.es bois qui ont le moindre défaut ou unnœud mal placé, sont au rebut, et on les emploie ri-goureusement dans le sens le [dus utile.

» Le samedi , se l'ait la grande vérification par lesofficiers des compagnies d’ouvriers. Les modèles, lesétalons, les calibres, tout est en mouvement, et lemoindre défaut est sur le compte de l’ouvrier , obligéde recommencer et de mieux faire à ses frais.

» L.es conditions du fini dans le charronnage tien-nent à des préparations prises de loin : par exemple ,pour les roues , qui sont la partie principale du