SECOND MÉMOIRE. 99
plus grande partie de ceux dont le liber était noi-râtre j ils ont repoussé , mais ils ne feront jamais debeaux arbres.
Tous les arbres dont le liber était fortement altéré,à qui je 11’ai pas fait cette opération, ont péri un peuplutôt, un peu plus tard ; quelques-uns, après avoirjetté quelques brindilles, comme il arrive aux arbresécorcés, se sont desséchés à la sève d’Août 1789,d’autres à la sève du printems 1790, quelques-unsont perdu tout un côté de leurs branches.
Lorsque le liber ne m’a présenté qu’une teinte jau-nâtre , ou inégalement piquée de noir , ce qui annon-çait que la désorganisation 11’était pas totale , je mesuis abstenu de récéper. J’ai quelquefois observé quele liber se séparait et avait blanchi au renouvellementde la sève ; mais il est arrivé à quelques branches uneffet singulier : elles ont grossi inégalement , c’est-à-dire , il s’y est formé comme des espèces d’enflurespartielles , ainsi qu’il arrive aux animaux après unecontusion.
Il sera intéressant pour la physiologie des arbres,d’examiner avec attention , à mesure qu’on en abat-tra , l’état de la couche annuelle qui se rapporteraà l’année 1789.
GLEDITZIA TRIACANTHOS , spinis tripli-
CIBUS AXILLARIBUS LIN.
GLEDITZIA A TROIS ÉPINES placées sur le côté
DES BRANCHES.
Nous n’avons aucun de nos arbres indigènes quiprésente un aspect aussi formidable que le gleditzia,qui nous vient de l’Amérique septentrionale , et quisupporte sans peine nos plus grands hivers , puisqu’ila résisté à celui de 1789.
Ce ne sont pas seulement les branches qui se hé-rissent d’épines longues, fortes,aiguës,excessivement