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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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IOO QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.

dures , croisées en tous sens ; la tige elle-même , dumoins quand l’arbre est encore jeune, en est cou-verte 3 et si vous l’en dépouillez, elle en repoussede nouvelles et de plus fortes encore l’année suivante:j’en ai coupé qui avaient neuf pouces de longueur. Sicet arbre était plus commun , on pourrait y faire an-nuellement une récolte d’épines, qui formeraient uneclôture invincible. A plus forte raison les clôtures dugledilzia vivant seraient impénétrables aux hommeset aux animaux.

Malheureusement cet arbre est encore rare , quoi-que robuste et peu délicat sur le terrain 3 mais onn’a point encore trouvé , que je sache , d’autresmoyens de le multiplier que par les semences quinous viennent d’Amérique : apparemment que lesgleditzia de France ne sont point encore assez ancienspour donner de la graine féconde (1).

Ne possédant qu’un seul gleditzia un peu fort, jen’ai pas osé le couper à fleur de terre , pour lui fairepousser des tiges que j’aurais couchées. Un semblableessai ne m’avait pas réussi sur le pseudo-acacia ; lesbranches couchées avaient poussé vigoureusement 3comme il ne s’était développé'aucune racine, j’aicraint de sacrifier inutilement mon gleditzia. J ’ai vai-nement essayé d’en faire des boutures, et ses greffesne se sont point collées sur le pseudo-acacia. Pourdernière ressource , j’avais déterré quelques-unes desracines du gleditzia, elles étaient de la grosseur dudoigt 3 j’en ai fait sortir les chicots hors de terre , à lahauteur de deux à trois pouces. Une seule de ces ra-cines a poussé une petite branche qui a péri l’annéesuivante. Peut-être cette expérience réussirait-elledans un terrain meilleur que celui qu’occupe mongleditzia , qui se trouve sur une veine de gravier assezdure, couverte de huit à dix pouces de terre forte.

(1) On m’a assuré , depuis peu, qu’il y avait dans le LaBguedoc desgleditzia féconds.