SECOND MÉMOIRE.
CORYLUS SYLYESTRIS C. B. P.
io3
NOISETIER DES BOIS , COUDRIER.
Comme le noisetier n’est qu’un arbrisseau , sa tigeprincipale ne grossit jamais assez pour que le bois ensoit très-utile ; cependant on le tourne , et à Saint-Claude on en fait des étuis. Il est d’une assez joliecouleur de chair pâle. Le grain en est égal et assezplein ; mais comme il est tendre , il ne reçoit pasun poli bien vil’.
JJ pèse , sec , 49 livres 1 gros par pied cube.BETULA ALBA L.
Le bouleau n’a aucune qualité excellente , mais ilen a beaucoup de médiocres, dont la réunion luidonne du prix.
On fait , avec ses jeunes branches , d’assez bonsbalais pour les cuisines et les écuries ; lorsqu’il a huità neuf ans, 011 en fabrique du cercle passable pourles futailles ; plus âgé , on en cercle les cuves ; a-t-ilatteint toute sa grosseur, c’est-à-dire quatre à cinqpieds de circonférence , on l’emploie , en cas de be-soin , au charronnage , ou l’on en fait des sabots.Lorsqu’il est encore vert, son bois se travaille aisé-ment ; quand il est sec , son bois se mâche sous l’ou-til. Sa taille est celle d’un arbre du second ordre ; sacroissance n’est ni lente ni accélérée. Il brille bien ,et sa flamme est claire, mais il dure peu au feu. Ilest assez fort ; on a vu , dans le premier mémoire,que sa solive n’a cassé que sous le poids de 190 livreset demie. Il s’accommode de toutes sortes de terrains:on le voit croître parmi les rochers arides de Fontai-nebleau , dans les terres froides de la Bresse , et