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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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102 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.

» Entre ceux qui portent des épines , celui de laChine est regardé comme une espèce 5 on m’en donnades greffes au jardin du Roi, elles ont repris sur lesgleditzia ordinaires.

» Quant à celui d’Amérique , mon jardinier endistinguait trois espèces , que les botanistes ne regar-deront , s’ils le veulent , que comme des variétés.

» L’une des trois , qui n'a pas encore donné defruit , se distingue par sa feuille , beaucoup plus fineque celle des autres gleditzia 5 j’en avais depuis très-long-tems un pied sans me souvenir d’où il me venait;et comme ce pied unique était dans un mauvais ter-rain , j’ai attribué long-tems à ce terrain la petitessede ses feuilles ; mais cet arbre ayant poussé un re-jetton de sa racine , je l’ai planté dans un bon terrainoù il a conservé la môme feuille.

» Dans le meme terrs, je fis venir deux pieds d’uneespèce que le pépiniériste d’Orléans qui les vendaitnommait gleditzia à Jeuille de sensitive ; c’était lemême. Je suis donc à présent persuadé que celui-ciest une espèce , parce que, dans l’hiver de 1789 , il<a gelé , et que les autres gleditzia ont résisté. On l’arécépé , et il repousse.

» Les deux autres variétés peuvent être au moinsconsidérées comme des espèces jardinières; elles don-nent toutes deux des graines fèr.iles, et diffèrent l’unede l’autre par le port, par les épines , par la graine,et parce que l’une a paru beaucoup plus sensible aufroid que l’autre, dans des hivers bien moins rigou-reux que celui de 1789; mon jardinier l’a nommégleditzia jriUeux. Dans le grand hiver, le gleditziafrilleux a le plus souffert, mais il n’est pas mort. Sagraine est ronde ; celle de l’autre gleditzia est ob-longne ».

celle plante singulière à mon jardinier \ elle fleurit , et ne porta qu’unefleur simple rouge ; un garçon jardinier l’arracha pendant mon absence.

( Noie de 1)1. de Feuille . )