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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. IO9

chaque face , sans qu’il se soit ouvert aucune fente.Il 11’a perdu qu’un vingt-quatrième et un peu plusdu quatre-vingt-seizième de son volume.

Il pesait, vert , 60 livres 4 onces ; il pèse , sec,44 livres 1 once par pied cube.

En faisant arracher de vieux noyers plantés dans desterres lobourables , j’ai souvent rencontré de grossesracines à trente , quarante , et quelquefois soixantepieds de distance du tronc 5 elles rampaient entredeux terres sans beaucoup s’enfoncer ; de sorte qu’ilétait facile , lorsqu’on tenait l’extrémité d’une racinecoupée , et cju’on la soulevait avec les deux mains ,d’en enlever une longueur de sept à huit pieds, mêmedavantage. Les racines, d’un diamètre presque égal,étaient garnies de très-peu de chevelu , et souvent ilne s’y rencontrait d’enfourchement qu’après qu’ellesavaient parcouru d’assez grands intervalles. Cette dis-position prouve à quel point les noyers nuisent auxterres labourables.

Les racines ( car cet arbre en a d’assez grosses pourêtre utilement employées ) ont des veines onduléeset chatoyantes, qui font un assez bel effet. J’ai étésurpris de leur trouver moins de pesanteur qu’au vraibois : mon échantillon ne pèse qu’à raison de 40 livres11 onces 3 gros par pied cube ; à la vérité , il y aun tiers d’aubier.

On m’a envoyé de Marseille , sous le nom de noyerde Virginie, un parallélipipède de deux poucesd’équarrissage , dont la pesanteur est la plus forteque jusqu’alors j’eusse observé, puisqu’elle s’élèveà 91 livres 5 onces 1 gros par pied cube , et que lebois-de-fer de Cayenne , dont j’ai pareillement unéchantillon arrivé par la même voie , ne pèse qu’àraison de 88 liv. 3 onces 3 gros ; et l’ébène de l’îleMaurice , 86 livres 12 onces 5 gros.

L’échantillon de noyer de Virginie est d’un brunencore plus foncé que celui du bois-de-fer, et il y