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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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IIO QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.

paraît quelques gerçures, au lieu que le bois-de-i'er est plein.

« Les noyers de Virginie et de la Louisiane ont leur» bois plus coloré que le notre , dit Duhamel ; il est» quelquefois presque noir, mais ses pores sont fort» larges ». Dans l'échantillon que j’ai reçu de Mar-seille , les pores ne sont pas même apparens ; peut-être cet échantillon a-t-il été mal nommé.

Le noyer noir de Virginie , suivant Miller, s’élèvedans l’Amérique septentrionale à une hauteur sur-prenante ; il fournit le meilleur bois de toutes lesespèces de noyers; ses veines sont plus belles. Tl avu , ajoute-t-il, des échantillons de ce bois jolimentveinés en blanc et noir, qui, étant polis, paraissaient,à quelque distance , comme des veines de marbre.

Il m’a aussi été envoyé de Marseille , sous le nomd’ ébènefemelle , un échantillon qui porte ce derniercaractère , mais les pores n’en sont pas apparens.

j’ai cultivé , il y a plusieurs années , un noyer deVirginie dans un terrain médiocre ; c’était le nuxju-glans Virginiana nigra , fructu oblongo , prof un-dissimè sculpto de Duhamel. Il produisait des noixmédiocrement bonnes à manger, même lorsqu’ellesétaient fraîches ; mais la coquille en est si dure, quel’on ne pouvait la casser qu’à coups de marteau.Comme le terrain où il croissait n’est plus à ma dispo-sition , je ne suis point à portée de juger de sonbois, même par le fragment d’une de ses grossesbranches ; j’ignore même ce que l’arbre est devenu.

11 n’en résulte pas moins qu’on doit s’attacher, enBresse , à cultiver le noyer noir de Virginie, quandmême son bois ne serait ni aussi dur ni aussi lourdque le bois-de-fer , puisque des cultivateurs du méritede Miller et de Duhamel s’accordent à vanter la bellequalité de sou bois, et qu’il est démontré qu’on peutl’acclimater dans nos provinces.

M. Melchior m’a fourni, sous le nom de noyer dela Guadeloupe j l’échantillon d’un bois d’une grande