SECOND MÉMOIRE. Il5
réussi c’est le noyer à feuille de frêne, juglansfi'axini jnlia. Mais je ne connais encore ni son fruit,ni son bois , ni dans quel pays il est indigène.
» Enfin j’ai un autre noyer certainement améri-cain ; il m’est venu d’une noix envoyée d’Amérique sous le nom de juglans norcana. Cette noix est très-différente des autres. Quant à l’arbre lui-même , lesdeux que j’ai sont encore trop jeunes pour y rien re-connaître ».
MORUS FRUCTU AI BO C. B. P.
MURIER BLANC.
Le mûrier blanc contient beaucoup d’eau séveuse.Je n’ai pu obtenir de la bûche qui m’a -été envoyéequ’un parallélipipède de cinq pouces5 il pesait, vert,14 livres 3 onces 2 gros, ou environ 81 livres 10 onc.3 gros par pied cube. Le dessèchement lui a fait perdraau-delà de la moitié de sou poids , qui s’est trouvé ré-duit à 7 livres 1 once 1 gros.
La retraite a été de trois lignes sur chacune desfaces. Il s’est ouvert une fente de près de quatre lig.sur toute la longueur de l’échantillon. Son volume adiminué d’un dixième et d’un quarantième.
Le mûrier blanc parfaitement sec pèse à raison de48 livres i 3 onces 3 gros par pied cube.
Si le mûrier avait les pores moins ouverts, la cou-leur agréable de son bois le ferait employer avec avan-tage par les ébénistes. Sa teinte est jaune tirant sur levert, sans mélange de taches ; le contact de l’air etde la lumière le rembrunit. Son grain 11’est pas assezhomogène ni assez fin pour recevoir un poli vif.
Quoiqu’on puisse s’en servir en menuiserie , il n’estpas à cet égard un bois de choix. Son bois s’enlèvequelquefois par esquilles sous le fer de la varlope ;cependant il est assez ferme. Dans les provinces mé-ridionales où le mûrier est commun, et les autres