SECOND MÉMOIRE.
JUNIPERUS VULGARIS LIN.
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GENÉVRIER ORDINAIRE EN ARBRE ,
H°. 2 DE MILLER ET DE DUHAMEL.
Le genévrier, qui, suivant Miller, est indigèneen Suède , en Danemarck et en Norwège , l’est aussidans les montagnes du Jura. M. Eaud , en m’en en-voyant une tige qui portait plus de quinze pieds dehauteur, me mande que, « dans les montagnes de» Saint-Claude , il en vient-d’assez gros pour donner» des planchettes propres à l'aire des seaux, où l’on» assure que l’eau se conserve plus long-tems que» dans tout autre vase de bois. Il m’ajoute qu’il est» employé par les tourneurs pour les ouvrages très-» délicats , comme rouets , etc. »
Son bois , joliment veiné , est rougeâtre, sa teintes’avive et devient de plus en plus agréable avec letems ; le grain en est fin , il prend un beau poli. Onpeut l’employer avec d’autant plus de succès aux ou-vrages de marqueterie, que son odeur approche beau-coup de celle cîu genévrier des Bermudes ou du cèdreà crayon ; mais elle est plus douce.
Tl pèse à raison de 41 livres 2 gros par pied cube.
Nous connaissons, mais sans les avoir encore tiréesde leur état sauvage , trois espèces de genévriers enFrance , le juniperusfructicosa , qui ne forme qu’unarbrisseau presque toujours rampant ; le juniperusvulgaris arbor , le genévrier ordinaire , qui forme unarbre ( je crois que c’est d’un arbre de cette espèceque M. Baud m’a envoyé une bûche de quinze piedsde longueur ) ; et le juniperus major bacca rufes -cenfe , le genévrier à fruit rougeâtre ou cade : je n’enconnais pas le bois, et je n’en ai pas vu de grands.
Mais nous cultivons depuis quelque tems en France et nous y avons entièrement acclimaté un genévrier