SECOND MÉMOIRE. l3î
» pesait dans l’air i once i gros 16 grains et demi ».864prismesde cette dimension donnent nn pied cube;or, i once i gros i6j grains , multipliés par 864 , pro-duisent 62 livres 4 onces 6 gros : il y a loin de 62 à72 livres.
Ayant voulu pareillement calculer la pesanteurdu pied cube d’un chêne de la forêt d’Orléans, choisid’une bonne qualité , et d’un chêne ditto , bois grasde Hollande , d’après les cinquième et septième ex-périences , pages 109 et 112 du même ouvrage, jen’ai pu rien conclure de ces deux expériences, ni m’enservir d’échelle pour leur comparer le chêne de Bresse ,parce qu’elles sont inconciliables entre elles.
Le prisme de bois d’Orléans pesait 1 once i3 grainsà l’air libre, et le prisme de bois gras 8 gros63 grains.Celui-ci était donc plus lourd de 5o grains, et enmême tems plus dense , puisque les dimensions sontannoncées semblables ; cependant il a fallu ajouter
2 gros 34grains seulement pour faire plonger le prismeOrléanais dans l’eau de la balance hydrostatique, et
3 gros 3ç grains pour faire plonger le prisme hollan-dais. L’erreur est trop manifeste pour ne pas soup-çonner une faute d’impression : je crois que c’est6 gros 63 grains qu’il faut lire, et non pas 8 gros.
Quoi qu’il en soit de la pesanteur comparative descliênes de Provence, de l’Orléanais , et de celui quel’on nomme bois gras de Hollande , on voudra bienconsidérer que je me suis borné aux épreuves à fairesur les bois indigènes de la Bresse , ou qui peuvents’y acclimater, et que je ne puis rapporter qu’histo-riquement, tout au plus, des observations sur desbois très-éloignés. Cependant il est si intéressant deconnaître à fond l’histoire du chêne et de ses variétés,que j’ai cru devoir demander , à Marseille , de l’veuseou chêne vert, et du chêne de Provence , pour lescomparer avec des chênes de ma province, à l’égarddesquels j’ai le projet de renouveller mes expériences.
Le chêne mâle (n°. 1 de Miller) elle chêne femelle