l3o QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.
cube, c’est-à-dire , 3 livres 6 onces 2 gros de plusque le chêne de Seillon.
M. le chevalier de Bohans a eu la complaisance dem’envoyer un autre échantillon, parlàilemeut sec,d’un chêne provenant de la forêt de M. son père , àBohans. Cet échantillon pèse 64 livres 7 onces 4 gr.par pied cube.
O11 conclut de la dixième expérience de Buffonsur deux morceaux de chêne taillés en parallélipipèdcsd’un pouce d’équarrissage sur deux pouces de hau-teur, chacun du poids de 460 grains, que ce chênene pesait que 42 livres 2 onces par pied cube. (Suppl,de VHist. nat ., tome II, page 243 , édit. )
C’est la seule expérience de cet illustre auteurd’après laquelle j’aie pu calculer avec précision lapesanteur du chêne des environs de Montbart. A lavérité il conclut de sa première expérience ( ibid .,p. 2o 5 ), qu’un parallélipipède fait avec le bois d’unchêne coupé le 22 Mai , pesé le 23 , et dont le poidsétait de 73 livres 3 onces par pied cube, avait perdupar le dessèchement en dix années consécutives prèsdu tiers de son poids. Ainsi le même morceau , sec ,aurait dû peser 48 livres 2 onces par pied cube , etmême plus , si Buffon avait eu égard à la retraite ;mais il l’a regardée comme zéro ; il a même posé enprincipe que le dessèchement du bois ne diminue passensiblement son volume ( ibid ., page 247 ).
Duhamel a trouvé des bois de Provence qui pe-saient , étant secs , 72 livres le pied cube. L’excès decette pesanteur ferait presque douter que l’observa-tion ait été faite sur du bois parfaitement sec , et cedoute paraîtrait d’autant mieux fondé, qu’on peutopposer Duhamel à lui-même.
Page 120 de son Traité de la conservât, des bois ,cet auteur dit qu’il « a fait venir de Toulon un mor-» ceau de chêne de Provence , bien sain et d’un grain» très-serré , dont il fit faire des prismes d’un pouce» carré sur deux de hauteur. Le n°. i, ajoute-t-il,