l 36 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.
nombre d’espcces de chênes ; cependant les deux es-pèces les plus communes en France sont le chênemâle à court pédoncule, et le chêne femelle ou chêneblanc à très-long pédoncule.
M. de Secondât a donné, en 178.5 , une histoirenaturelle du chêne très-intéressante et travaillée avecle plus grand soin (1). Indépendamment du chênemâle et du chêne bianc, il a fait dessiner une troi-sième espèce qui se rencontre fréquemment dans laGuienne , lui a donné le nom de chêne noir , et l’areconnue pour être le quercus Hispanic-a J'oJiis mollilanugine pubescentihus C. B. P., ou le robur desanciens.
Voiciunabrégé des principaux caractères queM.deSecondât donne aux trois espèces de chênes communsdans sa province :
Le chêne blanc ou chêne femelle, quercus desanciens , quercus cum Ion go pediculo C. B. P., estl’espèce qui s’élève le plus haut : il n’est pas rare d’envoir, en Guienne, de soixante à quatre-vingt piedsde hauteur, et de deux pieds et demi de diamètrevers le milieu de leur tronc. Il vient prodigieux dansles très-bons terrains. M. de Secondât en a vu un detrente-deux pieds de tour , qui, à la hauteur de douze
E ieds, se partageait en trois grosses tiges. Le chênelanc est excellent pour la fente, pour la charpente,pour la menuiserie j il profite passablement dans leterrain médiocre , et pèse 60 livres par pied cube.
Le chêne mâle, esculus des anciens, quercus lati-folia mas quœ brevi pediculo est , C. B. P., est de laplus grande résistance et du plus grand ressort. I! neréussit que dans les très-bons terrains, et s’élève moinsque le chêne blanc. Lorsque le tronc est parvenu àvingt ou vingt-cinq pieds , il déploie plusieurs maî-tresses-branches qui s’élèvent sans faire beaucoup