SECOND MÉMOIRE. l39
SAMBUCUS NIGRA LIN.
SUREAU ORDINAIRE a baies noires.
L’odeur du sureau déplaît au bétail ; on peut doncemployer utilement cet arbrisseau à clore les héri-tages , ceux sur-tout qui bordent les chemins. Mais ilfaut assujettir les jeunes branches après les avoirpliées , si l’on veut que la haie serve tout à la loisde défense contre les maraudeurs et contre les ani-maux.
Le sureau n’est pas commun dans la Bresse , je nesais pas pourquoi ; car il se provigne aisément, et parmarcottes , et par boutures , et ne craint pas l’humi-dité.
On emploie les fleurs , les baies , les jeunes bran-ches et l’écorce de cet arbre en médecine.
Son bois, jaune h peu près autant que le buis , estassez dur et assez liant pour que les tourneurs l’em-ploient , ainsi que sa racine , à quelques ouvragescommuns , mais qui sont sujets à se déjeter. Les ta-bletiers en font des peignes.
Il n’est pas toujours vrai que le creux médullairese remplisse dans les gros troncs , ainsi que l’annonceDuhamel (i). J’ai deux échantillons qui témoignentle contraire.
Le bois du sureau prend un assez beau poli; mais,quoique ses pores ne soient pas ouverts , ils sont ce-pendant appareils.
Tl pèse à raison de 42 livres 3 onces 6 gros par piedcube.
(1) Traité des Arbre* , tome II , page 255 .