144 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.
au sujet de l’y préau , dans des détails qui me dis-pensent de m’étendre moi-même sur eet article. Ce-pendant je crois intéressant de prévenir ceux qui ,d’après ce mémoire, voudraient Jenner de belles boi-series avec l’ypréau , qu’ils ne doivent employer quedes planches extrêmement sèches , car c’est l’an desbois qui fait le plus de retraite , et j’ai éprouvé qu’illui arrive quelquefois de iruvailler, c’est-à-dire, dese fendre en séc hant, et même avec excès.
Le parallélipipède de six pouces a perdu dix lignessur trois de ses faces , et sur la quatrième il s’est ou-vert une fente de deux pouces six lignes de profon-deur , sur neuf lignes de gueule; à la vérité , l’arbrequi a fourni l’échantillon était fort jeune. Il pesait,vert, 54 livres 3 onces 4 gros , et, sec , 38 livres 14onces 2 gros par pied cube. Il a perdu un quart et unquatre-vingt-seizième de son volume.
Ce bois se travaille bien , il n’est point rebours,mais il fléchit un peu sous l’outil. Il est bon pour l’as-semblage ; il est fort blanc , son grain est homogène,ses veines ne sont point apparentes , ses pores sont
f ieu sensibles ; il reçoit un beau poli, mais sans êtreustré.
« On en emploie beaucoup dans les provinces mé-ridionales pour toutes sortes de boiseries. On
l’émonde au mois d’Aout , et ses jeunes rameauxcouverts de feuilles , que l’on fait sécher et que l’onconserve sons un hangar, servent à la nourriture destroupeaux (1) ». En Angleterre on en emploie beau-coup pour le tour (2). En Bresse il est encore assezrare ; cependant il réussit dans l'es terres blanches etargileuses , mêlées de sablon , où les autres peupliersferaient peu de progrès.
(1) M. l’abbé Rozier.
^2) Miller.