SECOND MEMOIRE.
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PINUS S YL VESTRTS GENE VENSISVULGARIS J ; B.
PIN DE GENEVE.
Le pin était plus commun autrefois dans la Bressequ’il ne l’est aujourd’hui. mais on n’y a guère cul-tivé que le pin de Genève.Il serait à désirer qu’on l’yconservât, et même qu’011 en étendît la culture, caril est robuste. L’hiver de 1789 ne lui a lait aucun mal,tandis qu’il m’a détruit des pins de Jérusalem et despins maritimes , plantés depuis plusieurs années , etqui avaient donné du fruit.
Le pin de Genève n’est rien moins que délicat surle terrain, puisque, suivant Miiier, il croît sur latourbe comme sur la craie, sur l’argile comme surle sable. A l’égard des différentes espèces de pin etde leurs usages économiques , consultez Miller, Du-hamel , le baron de Tschoudi et M. l’abbé Rozier.L’article Pin est aussi étendu qu’intéressant dansleurs ouvrages.
L’arbre qui m’a fourni mon échantillon avait grossipromptement; ses couches annuelles ont, moyen-nement , près de quatre lignes d’épaisseur ; son boisest blanchâtre plutôt que blanc , il est veiné commele sapin. J1 pesait, vert, 74 livres 10 onces , et, sec,il pèse 38 livres 12 onces 2 gros par pied cube.
Ji a perdu trois lignes sur chaque face , et sur lessurfaces oblongues il s’est ouvert quelques fentes,ayant plus ou moins d’ouverture depuis une ligne etdemie jusqu’à un quart de ligne. Il a perdu un dou-zième de son volume.
Le pin ne s’emploie guère en menuiserie , sur-toutdans l’intérieur des maisons, qu’à défaut d’autre bois;il n’est pas bon pour l’assemblage et il graisse lesoutils. Son odeur forte fatigue lorsqu’il est nouvelle-ment mis en œuvre.
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