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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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148 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS,

suffisamment les arbres qui sont derrière eux , et quiviennent aussi bien que s’ils étaient très-loin de lamer (1 _).

La seconde propriété du pin maritime est de croîtreavec le plus grand succès dans les terrains les plusarides de sable véritable, c’est-à-dire de sable cris-tallin et quartzeux ; mais il est bon d’avertir que ce11’est que dans du sable de cette nature qu’il réussit,et qu’il n’y a aucun arbre à qui les terrains calcaireset crétacés , que souvent on nomme sable ou sablon ,soient plus contraires(2). J’en ai lait l’expérience chezmoi ; plusieurs de mes amis l’ont laite aussi, et memeen grand. Ils avaient vu le pin maritime venir par-faitement dans des terres arides qu’011 nommait sables;ils avaient chez eux de mauvaises terres stériles qu’ilsnommaient sables : ils ont cru n’avoir rien de mieuxà faire que d’en semer des terrains assez vastes , et ilest arrivé , chez eux comme chez moi, que les grainesont assez bien levé , mais qu’une graude partie a péridès le premier hiver, et qu’a près deux ou trois hi-vers , quoique peu rigoureux , il n’en est resté aucun.Je regarde donc comme constaté que les racines dupin maritime ne peuvent pas supporter d’être fatiguées

(1) J’ai vu un semblable procédé employé en Hollande dans les jardinsde quelques curieux. Ils ne pouvaient pas élever des aibres dans leurs jar-dins f trop exposes aux vents de mer. Ils ont pris le parti de planter , ducôté de la mer , une lisière d’arbres , qui cependant ne sont pas naturel -lement maritimes ; ceux que j’ai vu le plus ordinairement employés , sontdes peupliers blancs et des saules.

Cette lisière d'aibres protecteurs a un aspect hideux ; ceux qui ne con-naissent pas l’effet des vents de mer . croiraient qu’ils ont élé îotis pat lesoleil , ou que leur feuillage a été dévoré par des chenilles.

Cependant, quoiqu’ils n’aient pissque point de feuilles , ils suffisentpour rompre le coup des vents de mer ; et h l’abri de cette lisière , lesHollandais ont de très-belles plantations en chêne , en hêtre et en tilleul ?qui m’a paru l’avhre le plus approprié au climat de la Hollande.

(2) « J’ai vainement tenté de multiplier dans mon habitation , près de?» Béziers , le pin maritime , et je n’ai pas létissi paire que le sol est» tenace et calcaire ». ( Dictionnaire d’Agricultuiç de M. l’abbé Rozier }

tome YIX P page 685. )