152 QUALITÉS comparées des bois.
On a voulu faire , il y a peu d’années , une grandeplantation d’arbres verts dans la forêt de Fontaine-bleau , qui est en quelque sorte au centre des pavsde sable et de grès dont je viens de parler ; c’est lepin maritime qu’on avait choisi , c’est de Bordeaux qu’on a fait venir la graine : ce bois réussissait à souhaitjusqu’à l’hiver de 1788 à 1789.
Les célèbres plantations de Duhamel sont à peude distance de mon pays.] 1 a été singulièrement avan-tageux à l’avancement de la science que MM. Duha-mel eussent trois terres dans des terrains très-différensles uns des autres. Celle de Vrigny est la meilleurepour les arbres verts et résineux ; elle est sur le bordde la forêt d’Orléans.
Cette partie de la forêt d’Orléans est assise sur unterrain bas et humide , mais il y a quelques hauteursd’un sable quartzeux , noir, et conséquemment mêléde parties végétales ; c’est précisément ce qu’on ap-pelle du sable de bruyère , terrain excellent pour laplupartdes arbres.C’est làqu’est leehâteaude Vrigny;c’est là qu’est une futaie de hêtres admirée même parles gens du pays qui sont rarement admirateurs , etque MM. Duhamel exploitaient en jardinant. D’aprèsce que je viens de dire, on conçoit que le pin mari-time a dû y réussir parfaitement.
Mais je n’entrerai sur cette plantation dans aucundétail, parce que Duhamel lui-même a rendu au pu-blic le compte le plus exact de ses travaux, et parcequ’il n’a pas semé de bois entiers en pins maritimes :il l’a mêlé avec le pin sylvestre, dont il faisait plusde cas.
La qualité des landes de Bordeaux et des landesde Brabant laisse entre elles beaucoup de rapport, cequi conduit à croire que la culture du pin de Bor-deaux réussirait aussi dans le Brabant. Lu elfet, j’aitrouvé entre Anvers et la Meuse , non pas des boisprécisément, mais des allées et des quinconces alignés