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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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l54 QUALITES COMPARÉES DES POIS,

souffert , puisque cet arbre y existe de tems immé-morial ; or , certainement il y a eu , dans les sièclesantérieurs, bien des hivers aussi rigoureux que lesdeux que i’on a éprouvés dans le dix-huitième siècle.

JV 1 ais il est bien intéressant de savoir ce qui estarrivé en Bretagne . Le climat y étant plus froid qu’àBordeaux , l’hiver de 1789 a dû y être plus rigou-reux. D’autre part il est possible qu’un arbre qui seplaît prw préférence dans les lieux battus par les vents,ait mieux résité à l’hiver sur les côtes que dans lesprovinces méditerranées comme le Maine , le Gâti-nais et la Sologne (i).

La vérification de ce fait est la plus intéressante detoutes ; car , puisque ce pin a la propriété particu-lière de garantir les autres bois des vents de mer , ilfaudrait savoir jusqu’à quelle latitude on peut l’em-ployer à cet usage.

Dans mon pays presque tous les pins maritimes ontété fortement attaqués par l’hiver de 1789; la plusgrande quantité des vieux arbres a péri, quelques-uns vivent encore, mais paraissent languissans ; quel-ques autres, mais en petit nombre , ont peu souf-fert.

J’avais dans mon jardin à Paris , sur la montagnede Montmartre , un pin maritime ; il a perdu toutesses feuilles, et a été regardé comme mort jusqu’à lafin de l’été, où il a paru quelques feuilles; il a reprisun peu de vigueur l’année suivante.

Ce que j’ai observé sur cet individu , que je vois

(1) Les eorrespondans de la société répondront. , j’oserais le prédire ,que les pins maritimes en Bretagne ont peu souffert de l’hiver de 1789.En général il fait moins froid près des côtes de la mer que dans l’intérieurâes terres , en supposant le même degré de latitude , et cela doit être.L’atmosphère se ressent nécessairement du degré de chaleur que conservela masse immense du fluide perpétuellement agité qui lui sert de base ; etl’on sait qu’un grand volume d’eau est beaucoup plus long-tems à se re-froidir que de l’eau en petit volume , ou que la surface d’un corps solide.J’ai vu en Bretagne de très-gros figuiers au milieu des champs , et des.myrthes en pleine terre : je n’ai jamais vu de myrtlies en pleine terre dansle Lyonnais. ( IVole de M* de F en. )