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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. ^9

le cours de mon voyage en Suisse , mais auquelj’écrivis pour le consulter et m’éclairer sur un objetaussi intéressant (1).

Je ne doute pas qu’il n’y en ait aussi en France:Duhamel avait eu de la graine d’un pin d’Haguenau qu’on lui avait dit être fort beau. Cette graine lui aproduit un très-bel arbre auquel il a donné le nomde pin d’Haguenau j cependant , quand on l’exa-mine en botaniste , on ne trouve aucune différencespécifique entre ce pin et les vilains pins de Tarare et de Genève . C’est donc uniquement la différencedans la qualité du terrain qui produit cette prodi-gieuse disparité dans les pins qui y croissent.

Nous avons déjà remarqué une semblable dispro-portion parmi les bois de Sainte-Lucie ( voyez cet ar-ticle ) ; on peut en appliquer l’observation aux pinssylvestres.

Ceux que j’ai vus et que toutle monde a vus commemoi , petits et tortus sur la montagne de Tarare etdans la Suisse , sont dans des terres détestables.

On demandera pourquoi il est si rare d’en trouverdans de bonnes terres , où il deviendrait un bel arbrecomme à Haguenau ou dans les petits bouquets deSuisse dont nous avons parlé. Il y a apparence quecela vient de ce que les arbres les plus communsdans les pays de montagne, qui sont sur-tout les

(i) « Sur un sommet du mont Jura nomme Petra felix , dans le cantonde Berne , on voit un bois de pins qui égalent en beauté les plus beaux

sapins , ainsi que par leur hauteur.Au pied du iVIonf-Cénis ? du coté

des eaux pendantes vers le Rhône , on trouve deux forêts de pins de lameme hauteur et de la même beauté. Les pins ont cette môme force sur lessommets des montagnes de l’Alsace. Leur beauté tient beaucoup à la qua-lité du sol ) ce qui est encore prouvé par l’observation de M. le comte dtaSickingen , qui a remarqué dans ses vastes forêts situées en Allemagne yque les pins n’y égalent pas en hauteur les sapins ; qu’au milieu de saforêt , où il y a un fond de tourbe ? une vraie fondrière , lorsqu’il ytombe des graines du pin sylvestre , les arbres qui en proviennent poussentde longues branches horiüWtiUlw ( Dicè* dç M% l’abbé Potier ? t. Y 1 I,pags 685 et suiv. )