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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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l58 QUALITÉS COMPARÉES DES ROIS.

qu’on voit dans la plupart des pays , sont de la même

espèce que les gi'ands pins qu’on emploie à la mâture.

Dans presque tontes les provinces de France où ilcroît du pin sylvestre, c’est un vilain arbre , bas,torlu, et qui. ne peut être comparé aux pins mari-times.

JI y a quarante ans, quand je commençai à prendredu goût pour les arbres et à aller au jardin du Roi ,on l’appellaif pin de Tarare , parce que tout le mondele voyait sur la montagne de Tarare , en allant àLyon .

Mos anciens botanistes les Bauhin l’avaient nommépin de (lcr, ère , parce qu’ils en avaient vu beaucoupaux environs de Genève , sur-tout sur la montagnedeSalève. Or, ces pins de Tarare et de Sniève sonttous de vilains arbres. J’en ai beaucoup vu dans quel-ques parties de la Suisse que je n’ai pas trouvé plusbeaux ; mais je dois observer en même tems qu’ilsétaient sur des eûtes de terre calcaire détestable, outout autre arbre ne serait jamais bien venu.

L’observation d’un voyageur qui n’a fait que tra-verser rapidement une partie de la Suisse , ne peutpas être d’un grand poids ; mais Haller , dans songrand ouvrage sur la Suisse , pour lequel il a été aidédes observations de beaucoup de botanistes de soupays , prononce , en termes généraux et sans restrie-tion , que le pin sylvestre ne devient jamais un grandarbre en Suisse , qu’il n’y est presque jamais droit,et que souvent il y est tout-à-fait tortu : arbor nabisnunquamprocera , rarô recta , serpe varié distorta.

J’oserai cependant contester le témoignage de cethomme célèbre, sur son propre pays, mais en atta-quant seulement la généralité de son assertion. Despersonnes digues de loi m’ont assuré qu’elles avaientvu en Suisse , rarement à la vérité , des pins qui éga-laient en beauté les plus hauts sapins.

Le même lait m’a été confirmé par M. de Saussure,que je n’ai pas eu le bonheur de rencontrer pendant