IÔ2 qualités comparées des bois.
aussi savant botaniste n’a vu autant de pays ; M. Pal-
las , dis-je , l’aflirme en termes exprès :
« Non autern è peculiari pin us specie malus , ut» exteri , præsertim Galli, put an t j sed è vulgariy> onmes pinu sy luestri.
» Il n’est point vrai, comme les étrangers , et sur-» tout les Français le pensent, (pie les mâts viennent» d’une espèce particulière de pin ; ils viennent tous» du pin sylvestre ».
Il dit qu’on choisit ces beaux arbres dans des forêtsoù quelques-uns seulement se trouvent de la beautéet de la qualité requises pour la mâture; qu’on dis-tingue ces individus par leur tronc , qui est plus beauet plus élevé , pulchriore etproceriore trunco j parleur écorce , qui est plus jaune , corlice mugis Jutes-cent e ; parce qu’ils n’ont de branches qu’au sommet,summitate tantum ramoso.
Il remarque que c’est plutôt sur les bords des boisque dans le centre qu’on trouve ces beaux arbres,ad marginespræsertim syJrarum, et dans des terrainsd’un sable gras et un peu humide ; je traduis ainsilimoso arenosis humidioribus.
On trouvera peut-être ce passage eu contradictionavec celui de Miller que j’ai déjà cité. Miller dit quele pin sylvestre venu dans l’humidité n’a qu’une tex-ture molle. Mais l’observation de Miller a été faitecertainement dans un terrain marécageux , inondé etsans consistance, puisqu’il dit lui-même qu’il en aplanté pour essai jusque dans des creux de tourbe.
L’observation de,M. Pallas , au contraire , est laitesur des terrains de sable gras, in limoso arenosis ,c’est-à-dire sur un sol où une terre limoneuse estmêlée au sable ; terrains qui ont de la consistance etsont d’une nature bien différente des terres maréca-geuses.
Un témoignage circonstancié comme celui de M.Pallas ne permet guère de douter que ce beau pin nesoit de la même espèce et ne soit venu de la même