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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. l63

graine que nos vilains pins sylvestres. Cependant il ya des cultivateurs qui en doutent encore.

j’ai dit que le mâteur de Brest , M. Barbey, a rap-porté des graines prises sur les pieds memes destinésà taire des mâtures.

11 y a fort long-tems que j’ai connu quelques piedsde cette graine de M. Barbey chez M. Duhamel, etun à Paris dans le jardin de l'eu M. de Jamsen , quiappartient à présent à Madame de Marbeuf. M. deJamsen et beaucoup d’autres amateurs prétendaientque cet arbre avait un aspect différent des autres pinssylvestres venus dans le même terrain ; d’autresn’étaient pas si frappés de cette différence.

Enfin je suis allé à Brest il y a douze ans ; j’y trou-vai M. Barbey encore vivant ; je fus chez lui, et l’onpense bien qu’il avait dans son jardin quelques pinsprovenus de sa graine. 11 ne doutait pas que ce ne fûtune espèce différente de tous les pins.de France .

M. Barbey avait rapporté avec J ni de la graine enabondance; mais le ministre ayant changé pendantson absence , personne , me dit-il, n’avait pris intérêtà sa récolte, et il en avait distribué à qui en avaitvoulu , et en particulier à M. de Kergariou , officierde marine , que j’eus le bonheur de rencontrer sur leport un moment après avoir quitté M. Barbey.

M. de Kergariou me dit qu’il en avait semé un boisqui venait fort bien ; ce bois est heureusement situéà peu de lieues de Brest . Combien serait-il à désirerqu’il y en eut une forêt entière à la proximité de ceport !

Sur ce que m’en dit M. Kergariou en 1780, ces pinsdoivent à présent donner de la graine. Et c’est un faitqui me paraît assez intéressant pour en faire part à lasociété royale.

Je suis très-tenté de déférer à la façon de penserde tous les grands botanistes , et sur-tout à celle deM. Pallas , qui a vu les forêts dans lesquelles Lesbeaux pins croissent au milieu de ceux qui ne sont