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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. 165

Malgré cela je crois qu’il est encore plus sûr, pourde grandes plantations , d’employer des graines tiréesde bons arbres ; et quand môme il serait bien démon-tré qu’il n’y aurait aucune différence spécifique entretous les pins sylvestres , il est toujours vraisemblableque la graine d’un beau pin produira de plus beauxarbres que la graine d’un pin chétif.

L’un des motifs qui ont déterminé les cultivateursd’arbres verts à préférer le pin maritime , est la faci-lité d’avoir delà graine en grande quantité, puisqu’onen fait commerce à Bordeaux et dans le Maine . Maisje ne connais point de province en France où l’onvende de la graine de pin sylvestre ; on m’a dit seu-lement qu’on en trouvait en Allemagne , et dans lesparties du haut-Brabant où il y en a (les bois. A An-vers on m’a nommé Tongerloo : je crois que ces boisde pin sont dans la mairie de Harentals et aux envi-rons.

Quand les cultivateurs , dégoûtés du pin maritime,voudront avoir du pin sylvestre, c’est là qu’ils pour-ront s’en pourvoir ; mais il est très-intéressant d’ap-prendre aux paysans des provinces de France où ilse trouve des pins sylvestres , à en faire la récolte ,d’autant qu’on ne trouverait, chez les grenetiers deLondres , de la graine de pin d’Ecosse qu’en petitequantité; et que , d’après une expérience constante,il est plus avantageux, suivant que Duhamel le rap-porte , de semer la graine de pin avec profusion qu’a-vec parcimonie. Cependant on m’a dit , dans le Bra-bant , que ceux qui y semaient de ces bois en massif

sûrement d’aller faire aussi l’examen , et , pour ainsi dire , l’inventairedes expériences qu’il ne faut pas perdre de vue d’ici à long-tems.

La proposition que je fais , en présence de la société , aux jeunesbotanistes qui voudront bien faire avec moi ce voyage , est encore unexemple de ce qu’une société d’agriculture bien constituée peut faire pourle bien de l’élat. Les expériences commencées et dont les résultats ne peu-vent être connus qu’aprës de longues antiées , ne seront plus interrompue*même par. la mort de celui qui les aura faites 5 ce sera la société > qui UGmeurt jamais , qui se chargera d’y veiller,.