164 qualités comparées des bois.pas dignes d’être employés à la mâture ; pins que l’onchoisit dans les terrains les plus propres à produirede beaux arbres , in loris proventui hujiis arborisprceseriimjaventïbus eligitur. Ainsi, quelle que soitl’espèce ou la variété du pin sylvestre qui donne dela belle mâture , à supposer même que , contre lesentiment de M. Pallas, elle différât de notre pinsylvestre ordinaire , nous en avons certainement dela graine. Il ne s’agit plus que de la semer in lorisproventui hujus arboris præsertim javentïbus.
J’avais fait une petite expérience long-lems avantd’avoir lu M. Pallas.
Je n’ai pas été à portée d’avoir de la graine des pinsmêmes qui produisent des mâtures dans le nord ;mais ayant eu de la graine de pin d’Ecosse achetée àLondres, et M. Bernard de Jussieu m’ayant procuréde celle des pins de Tarare , j’ai semé ces deux grainesdans le même terrain , sur une côte au couchant quifaisait clairière au milieu d’un bois. Il se trouve uneallée descendant le long de cette côte : j’ai semé unedes deux graines à droite , l’autre à gauche de cetteallée.
Cette côte s’est trouvée favorable aux pins ; celuid’Ecosse et celui de Tarare sont bien venus et meparaissent parfaitement semblables. Mais il faut en-core bien des années pour savoir si les uns et les autresacquerront le même degré de force (i).
(i) Je désire que de jeunes agriculteurs veuillent bien faire avec moi un.voyage à Malesherbes , qu’ils reconnaissent l’emplacement où les deuxsortes de graines ont été semées , pendant que je vis encore , pour le leurmontrer ; je conviendrai avec eux de quelque autre plantation remarquableet durable à faire dans l’allée de séparation. Je désire qu’à leur retour ilsécrivent l’observation qu’ils auront faite , en sorte que , dans vingt outrente ans , ils puissent aller voir le succès dé l’expérience.
J’ai encore d’autres expériences à leur montrer dans la même intention#D’ailleurs je ne suis qu’à quatre à cinq lieues des terres des illustres Du-hamel. Une mort précoce vient de nous enlever M. de Fougeroux , qu’ilsavaient destiné à écrire leurs expériences et les perpétuer pour le bienpublic. Madame de Fougeroux , tutrice de ses enfans , nous permettra