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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. 167

conseille d’en semer sur une petite pièce de terre ,qui suffira pour garnir plusieurs acres , en les trans-plantant au printems quand les plantes auront troison quatre ans an plus; on doit avoir grand soin, enarrachant, de ne point déchirer leurs racines , et defaire des trous assez larges pour que ces racines ysoient à l’aise.

« Beaucoup de gens , ajoute Miller , craignent des’engager daus la dépense de ces plantations ; mais laplus forte est celle de faire des enclos pour en écarterJe "bétail , le surplus est,une bagatelle. J'ai planté, con-tinue-t-il, de ces arbres daus plusieurs acres de terrecouverte de bruyères et de genêts , que j’ai fait cou-per et entasser autour des racines de ces arbres, pourconserver l’humidité de la terre : peu ont manqué.O11 n’a pris aucun soin de nettoyer la terre ensuite,et malgré cela ces pins ont fait assez de progrès dansl’espace de cinq à six années, pour surmonter lesbruyères et les genêts, qu’ils ont détruits totalement».

Miller plante irrégulièrement les jeunes plants àquatre pieds de distance moyenne. Çinq à six ansaprès qu’ils sont plantés , il fait un très-léger élagagedes branches les plus basses pendant le mois de Sep-tembre. On recommence cette opération - de deux ansen deux ans. Lorsque la plantation a environ vingtans , o n éclaircit lès arbres en les laissant à la distancemoyenne de huit pieds.

Duhamel a semé des pins ( de Bordeaux ) avecsuccès , et se contentait de répandre la graine dansles sillons, en la recouvrant de terre à l’épaisseur d’unpouce.

M. l’abbé Rozier conseille, lorsqu’on veut semeren pins une terre couverte d’herbes , de la labourerde manière qu’il y ait la largeur d’un sillon qui resteintacte , et autant de terre en friche que de terre la-bourée , afin de tenir le jeune plant à l’ombre 3 ilrecommande de ne point trop recouvrir la graine etd’en semer avec abondance.