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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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1 68 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.

Il me reste line observation à faire que je croisimportante pour la pratique. On ne voit jamais oupresque jamais de propriétaires qui consacrent unepartie de leurs terres à une culture dont la récoltene sera faite que dans un siècle. De là l’excessive ra-reté des futaies. Mais il n’en est pas des arbres rési-neux et à piquans , tels que les pins , les sapins , lesépicia , comme des arbres non résineux et à largesfeuilles , tels que les chênes , les hêtres , les châ-taigniers , etc. On peut exploiter ceux-ci en les cou-pant en totalité pour en former ensuite ou de la futaieou du taillis , au lieu que les arbres résineux ne re-poussent jamais de la souche , quelque jeune qu’ellesoit ; mais ils ont la propriété de s’élever très-bien àl’ombre des vieux pieds. C’est donc en jardinant qu’ondoit exploiter les forêts de pins, de sapins, etc., sinonc’est un bois perdu pour toujours. Cependant ces fo-rêts n’en donnent pas moins au propriétaire un revenuéquivalent à celui qu’il peut retirer d’un taillis. Lors-qu’on a semé un bois avec profusion , en très-peud’années on a une récolte à faire ; on coupe le plusgrand nombre'des jeunes plants , dont on peut fairedes échalas. Dans la Suisse on coupe de plus grospieds qu’on emploie à d’autres usages. Les arbres out-ils encore acquis plus de grosseur , à mesure qu’onen abat , il s’en élève d’autres sous l’ombre de ceuxqui restent, et c’est ainsi que la forêt se perpétue.

Quoique cet article soit déjà très-long, je ne croispas devoir le terminer sans parler de deux pins quede grands botanistes , Linné , Haller et Pallas , n’ontpas distingué du pin sylvestre , mais que je crois desespèces différentes : l’un est le laricio ou pin-Iarchede Corse; l’autre est le pin-mugho, pin-crin ou pinsuffis.

Le laricio est beaucoup plus haut et beaucoup plusdroit que les autres pins de la Corse , ce qui l’a tait

comparer auplusieurs pays.

mélèze, nommé larcke ou larix dans