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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. Igi

s'élève de deux à trois pouces quand la tige est en-levée (i).

Il y a quelques chênes, des tulipiers , beaucoupde sassafras et d’arbres à gomme ( liquidambar ) , deslauriers , beaucoup d’hiccory , du houx et une multi-tude de plantes rampantes, de bannes et de vignessauvages. Ces arbres et plusieurs autres sont presqueaussi pressés que les épis dans un champ.

M. Jones me conduisit près d’un gumtree ( arbre àgomme ) , et me dit que depuis peu il lui avait décou-vert une propriété singulière. Il en tombe, en quel-ques saisons de l’année, une pluie continuelle et quidure quelquefois six semaines, tandis que l’atmos-phère est pure et que les autres arbres sont dans leurétat naturel. M. Jones trouva ce phénomène si ex-traordinaire , qu’il appella , pour en être témoins , legénéral Dagwort-hy , sa femme et d’autres personnesqui m’ont fait le même rapport avec une candeur quine permet pas de douter.

Les pauvres serpens éprouvent, pendant la rigueurde l’hiver , des souffrances qui vous fendraient lecœur : ils se réfugient dans le creux des arbres, etmême on croit qu’ils y forent eux-mêmes leur de-meure pour l’hiver. Souvent les ouvriers, en sciant uncyprès, coupent un serpent par le milieu du corps.

Il faut enfin quitter ce marais; et c’est avec peineque je vous annonce qu’étant venu de si loin le cher-cher , j’en repartis sans avoir les semences si dési-rées du cyprès chauve. Elles croissent sur le sommetdes arbres, qu’on appelle chauves avec raison , car

(r) Si l’on fait attention , i°. qu’un cyprès de cent pieds de tige surdouze pieds de circonférence moyenne contient douze cents pieds cubes debois , et pèse plus de soixante-douze milliers , en supposant la pesanteurd’un pied cube de cyprès semblable à celle d’un pied cube de peuplierd’Italie ; 2°. que les racines du cyprès croissent horizontalement sur lasuperficie d’un terrain tourbeux , et par conséquent très-compressible . ilne paraîtra pas fort singulier , ce me semble , que ce terrain , soulagéd’un poids énorme , se gonfle et soulève l’aire de la souche de quelquespouces. ( A'o te de M. de feuille. )