I90 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.
les crapauds s’y baignent, s’y promènent, s’y désal-tèrent. .l’en bus cependant, et j’avoue que je n’ai ja-mais bu de meilleure eau. .Elle est jaune , mais par-faitement claire. Le colonel attribue sa bonté auxarbres et plantes aromatiques et balsamiques dont lemarais est couvert. Toutes ses eaux sont égalementbonnes. Jl me dit que les ouvriers de la forêt croientêtre redevables à celle boisson de la santé dont ilsjouissent.
Je vis des cyprès renversés ayant cent pieds delongueur au-dessous des branches , et seize pieds decirconférence à six pieds des racines.
Je parcourus un autre emplacement brûlé deuxans auparavant, et je le vis déjà couvert de cèdres etde cyprès beaucoup plus serrés que les arbres d’unepépinière. L’incendie avait eu lieu en Juillet, et dèsle printems suivant les jeunes plants s’élevaient deterre : c’était le produit des semences portées par lesvents, en Octobre et Novembre, des arbres pluséloignés que la flamme avait épargnés. M. Jones medit qu’après vingt ans d’observations il croyait pou-voir établir comme un fait certain que les cèdres etles cyprès se propagent de semences , et non de bou-tures , de provins, de racines , ni même du troncd’un arbre vigoureux , qui, une fois coupé , meurtpour jamais. Il a compté six cents onze couches an-nuelles sur un arbre abattu.
Je trouvai dans cette forêt d’autres arbres fortgrands , vigoureux , poussant tous des racines hori-zontales ; aucun n’en pousse de verticales. Plusieursse sont élevés sur d’autres arbres renversés depuis dessiècles 5 et il est assez curieux d’apperccvoir un arbremort couché en travers , sur lequel un autre d’uneprodigieuse grandeur s’élève en l’embrassant do sesracines. Si, avant de scier un arbre qui est sur pied,on tire une ligne de niveau du point où l’on veut lescier, et qu’on marque deux arbres voisins à la mêmehauteur, on trouvera que le tronc de l’arbre scié